Qui sont mes clients d'un an ?
Par Stéphane Cosson le 4 mai 2008
|
(0) Commentaires | Permalink
Comment augmenter la fidélité de mes clients ? Comment puis-je jouer sur cela ? Est-ce un levier ou pas ?
Je me suis dit qu'il fallait que je connaisse mieux le profil de ceux qui ne sont mes clients que pendant un an. Je travaille par facture mensuelle. Combien en ai-je facturé pour eux ?
J'ai donc repris mon tableau en ne me préoccupant que d'eux. Client par client, j'ai compté pour chacun le nombre de factures. Qu'est-ce que cela allait m'apprendre à la fois sur eux et peut-être aussi sur moi en tant que professionnel ?
En fait, pour 72 % d'entre eux, je n'ai facturé qu'une seule fois. Ce qui représente, si je reviens au nombre total de ma clientèle, près de 52 %. La moitié de ma clientèle n'a besoin de moi, généalogiste familial, que pour un besoin ponctuel. Elle ne vient que parce qu'elle n'arrive pas à résoudre un problème qu'elle me confie. Nous sommes relativement proches, il me semble, de la philosophie de SOS Généalogie.
Pour 11 %, j'ai facturé deux fois, 4 % trois fois, 9 % quatre fois, 4 % entre 5 et 9 factures. Comment jouer sur eux ? Peut-être sur le dernier pourcentage. Et encore, est-ce vraiment sûr ? Sauf à travailler le relationnel avec chacun, sauf à les considérer à chaque fois comme des clients uniques et importants, en espérant que ce contact humain leur donnera envie de revenir vers moi.
Ce que je constate, c'est qu'il existe un turn-over important. Pour moi, la moitié de la clientèle qui s'en va c'est important. Rechercher un client coûte plus cher que de le fidéliser. Mais en même temps c'est un poste que je ne peux négliger.
A discuter avec l'expert-comptable. Enfin, il me semble.
Voir aussi : Produits
Etudier la clientèle
Par Stéphane Cosson le 3 mai 2008
|
(0) Commentaires | Permalink
Je me dis que, peut-être, pour améliorer mon CA, l'augmenter comme me le dit et me le redit l'expert-comptable, et aussi parce que j'en prends de plus en plus conscience, il me faudrait étudier mieux ma clientèle.
Je ne sais pas encore comment mais je crois que, d'une manière ou d'une autre, ce serait intéressant pour moi de la segmentiser.
A priori, je sais qui sont mes clients fidèles. Mais est-ce que je les connais tous ? Combien de temps me sont-ils fidèles ? Combien m'achètent-ils en moyenne ? Est-ce que je peux différencier ma clientèle : peut-être existe-t-il divers palliers que j'ignore et qui me permettraient d'accroître facilement mon CA HT ?
J'ai huit ans d'expérience derrière moi. Je pense que ce peut être une bonne durée pour commencer. Bon d'accord, il va falloir encore trouver du temps pour cela, mais si ce n'est pas du temps perdu pour rien, je crois que cela vaut la peine de tenter l'expérience.
Si je ne l'étudie pas, qui le fera à ma place ? Personne, il faut être réaliste. Tentons le coup et voyons ce que cela donne. Peut-être serais-je surpris du résultat !
Alors c'est parti : je me suis un peu simplifié la vie. Je n'ai compté que les années complètes (soit 7 ans) et je n'ai compté que le CA HT généré par la recherche pour les particuliers.
En 7 ans, mon activité a généré 94 750 € HT de CA HT et pour ce CA HT, j'ai eu 174 clients différents. Ce qui nous fait, si je ne me trompe pas, une commande moyenne de 544 € 50 par client.
Voyons maintenant année par année ce qu'il en est vraiment :
- 125 n'ont été mes clients que pendant une seule année. Ces 125 clients ont généré un CA HT de 27 301 €. Ce qui nous fait une commande moyenne annuelle de 218 € 40 HT ou si vous préférez une facture mensuelle moyenne de 18 € 20 HT!
- 31 sont restés mes clients pendant deux ans. Ils ont généré 18 536 € 50 de CA HT. Soit une facture mensuelle moyenne de 24 € 91 HT.
- 8 sont restés mes clients pendant trois ans. Leur CA HT généré est de 16 380 € (j'ai arrondi) soit une facture mensuelle moyenne de 57 € HT (là aussi j'ai arrondi).
- 5 sont mes clients depuis 4 ans. A eux 5, leur CA HT est de 13 446 €. Soit une facture mensuelle moyenne de 56 € HT.
- un seul est mon client depuis 5 ans. Il me commande de petites factures à chaque fois, ce qui fait qu'il a généré un tout petit CA HT de 293 €. Il n'est pas représentatif de l'échantillon à mon sens.
- Enfin, 4 clients me suivent depuis 6 ans. Leur CA HT est de 18 793 €. soit pour chacun une facture mensuelle de 65 € HT.
Il me semble que c'est relativement clair. Il faut absolument augmenter le panier de la plus grande masse de mes clients ou que j'arrive à en fidéliser beaucoup plus entre la première et la deuxième année : 25% c'est relativement peu, il me semble. Reste à savoir comment. Mais c'est une piste de réflexion à suivre. Voir peut-être avec mon expert-comptable s'il peut me conseiller.
Ce qui me semble clair aussi, c'est que plus ils me sont fidèles, plus ils sont prêts à payer. Intéressant, non ?
Voir aussi : Produits
Référencement manuel
Par Stéphane Cosson le 28 février 2008
|
(0) Commentaires | Permalink
J'ai plusieurs sites Internet en tête. Petit à petit, ils sortiront de terre. En attendant, avant même qu'ils ne soient nés, je commence à penser à leur référencement.
L'un d'entre eux va me demander beaucoup de travail de ce côté-là, travail que ne fera pas forcément mon webmestre mais qui devrait améliorer ma visibilité.
Il s'agit du site Patronimip. Il s'agit en fait de mettre en ligne ma liste-éclair et celle de Christophe. Normalement, nous avons calculé que cela devrait représenter aux alentours de 25 000 entrées possibles. Une petite liste-éclair quoi !
Du coup, pour être complétement visible, je suis en train de penser à son référencement. Certes, il y aura en premier lieu tous les noms de famille. Certes, il y aura aussi tous les noms des communes et des paroisses sur lequelles nous avons lui et moi des renseignements.
Dans tous les cas, je crois qu'il y aura des associations de mots : généalogie + famille + (nom de famille) ou l'inverse. Idem pour les communes et les paroisses. A moi de penser à ne rien oublier comme combinaison possible. Heureusement nous pouvons y réfléchir à deux.
Mais je crois que cela ne va pas suffire. Le référencement peut se faire aussi sur les départements, les périodes étudiées. Là, cela va être plus court. Quoique ...pour les périodes étudiées, il ya certes les siècles mais on peut rattacher aussi le référencement aux évènements qui se sont déroulés pendant ces siècles.
Il va falloir penser aussi aux liens avec d'autres sites Internet. Lesquels prendre ?
Et quand je vois que je rajoute des lignes dans ma liste-éclair, cela me fait peur. 28 pages format A4 à rajouter rien qu'en prenant les conjoints de mes familles personnelles des lettres A et B. Oui, je suis parti d'un principe : pour être bien référencé et que cela déclenche de la nouvelle facturation, du moment qu'il y a un nom avec un lieu et une date, je prends. Pour moi, il n'y a pas d'orphelin. Tout peut permettre de donner envie, tout peut déclencher la facturation.
A nous d'y travailler. Je crois que le webmestre va adorer nous bénir quand il va voir la masse de travail qui lui arrive en référencement. Pour Patronimip, contrairement aux autres sites, c'est plus simple, je réfléchis en terme de fichiers Excel plutôt qu'en mots. Mais bon, tant pis !
Voir aussi : Produits
Eco-citoyenneté
Par Stéphane Cosson le 24 février 2008
|
(0) Commentaires | Permalink
Dans le cadre des bonnes résolutions de cette année, je me suis dit qu'après tout, puisque je faisais du tri sélectif pour mes poubelles personnelles, il serait peut-être temps que j'améliore le tri sélectif de mes poubelles d'entreprise.
Après tout, qu'est-ce que cela me coûte en plus ?
Déjà, je récupérais le papier imprimé d'un seul côté pour en faire du brouillon. J'en ai ainsi une petite boîte format A4. Mais j'avais tendance à froisser ensuite le papier utilisé pour l'entreprise et à le mettre à la poubelle des déchets ménagers. Et si, après tout, je le mettais avec le papier que je trie par ailleurs, personnellement ? Pour ce qui est des documents un peu plus confidentiels, j'ai un broyeur.
De même, mes cartouches d'imprimantes vides, je les mettais dans la poubelle des déchets ménagers. J'ai vu cette année que la grande surface où je les achète a mis en place un container de récupération des cartouches d'encre. Ce n'est pas tombé dans les yeux d'un aveugle. Du coup, je les stocke elles aussi dans une petite boîte et les jette une fois la boîte pleine. Pour ce qui est des cartouches pleines, je sépare le mode d'emploi (qui part au papier) de l'enveloppe plastique (qui part dans les déchets autres).
J'ai changé de matériel informatique ? Clavier, imprimante, scanner, baffles anciens sont pour le moment stockés dans un coin pas trop visible car, malheureusement peut-être par flemme ou par oubli systématique, j'ai omis de les apporter jusqu'à présent à la déchetterie. Mais il va bien falloir que je me décide un jour à y aller. Par contre, les cartons des nouveaux sont partis dans la poubelle des cartons.
Des petits gestes peut-être. Mais s'ils peuvent aider.
Voir aussi : Produits
Sept minutes 45 de bonheur
Par Stéphane Cosson le 26 janvier 2008
|
(1) Commentaires | Permalink
Sylvie Vartan et Carlos, dans le courant des années 60, chantaient "2 minutes 35 de bonheur". On vient de faire un petit calcul et SOS Généalogie vous en propose un petit peu plus.
Si nous nous basons sur le nombre d'appels que nous avons reçu depuis l'existence du service, chaque appel que nous recevons, et nous répondons à tous bien sûr puisque les gens reviennent et nous rappellent, dure en moyenne huit minutes. Sept minutes 45 en réalité, mais bon arrondissons à huit minutes, ce sera plus simple, plus parlant.
Huit minutes de bonheur, si je puis dire. Huit minutes où un professionnel arrive à vous donner des pistes pour repartir, vous débloquer de cette situation qui vous empêchait de dormir depuis parfois des dizaines d'années.
Huit minutes pour un coût de 2 € 50. Vous n'allez pas me dire que vous vous privez encore des services d'un généalogiste professionnel ! Ce serait dommage pour vous ! Alors n'hésitez plus : huit minutes d'appel, 2 € 50 dépensés et une situation qui vous paraissait gordienne résolue ! Elle est pas belle la vie ?
Voir aussi : Produits
Rapport final au client
Par Stéphane Cosson le 20 janvier 2008
|
(2) Commentaires | Permalink
Je me pose des questions sur une de mes pratiques professionnelles :
Quel est le mieux ? Envoyer tous les mois au fur et à mesure des recherches les documents trouvés à mes clients, comme je le fais actuellement et depuis maintenant sept ans. Ou bien, ne rien leur dire, ou pas grand chose, et leur envoyer à la fin de mes recherches, un rapport final relié.
Ce dont je suis sûr, parce que cela fait doublon et que c'est complètement une perte de temps, c'est de leur envoyer des informations au fur et à mesure de l'avancée des recherches puis de faire à la fin un rapport final relié.
Peersonnellement, je préfère leur dire où j'en suis de mes recherches dans le corps de mes courriers plutôt qu' à part de ceux-ci. Ils ont bien sûr à part les résultats : les cotes, le dépouillement des documents consultés. Mais, les explications du pourquoi j'en suis arrivé là au jour où je leur écris sont données dans le corps de mes courriers.
De même, je n'ai jamais envoyé, ou très rarement, un arbre généalogique à mes clients. Je crois que les seules fois, c'est quand on m'a commandé des généalogies-cadeaux. Je pars pour cela du principe qu'ils sont généalogistes. Donc, en fonction des documents que je leur envoie, ils sont en capacité de le faire eux-mêmes, sur leur logiciel ou manuellement. Je ne vais pas mâcher entièrement leur travail ni gâcher leur plaisir. Autant leur envoyer un gedcom sous Cd-rom sinon !
De ce fait, je ne travaille que très rarement avec un logiciel généalogique. Cela n'a pour moi, en fonction de ma méthode de travail, aucun intérêt. Je travaille quasi-exclusivement sous Word. Je me considère plus comme un dépouilleur d'archives. Ils sont bloqués, ils ont des difficultés de lecture, ils ont besoin d'un passeur entre les documents et eux. Bref, je suis pour eux cet intermédiaire. Ce que je leur vends, ce sont mes compétences de dépouilleur d'archives. Je leur fais gagner du temps. Avec les logiciels actuels, tout le monde peut faire un arbre généalogique du moment qu'il a les informations pour le faire.
J'essaie de me mettre dans leur peau. S'ils le pouvaient, ils seraient aux Archives tous les jours à dépouiller puis classeraient ensuite chez eux les documents récoltés. Ils ne le peuvent pas. Je fais une étape pour eux. Pourquoi est-ce que je leur imposerais ma manière de classer les documents en leur fournissant un rapport relié ? En quoi est-elle meilleure que la leur ? Parce que je suis professionnel et pas eux ? Je ne le crois pas. Je n'ai pas cette prétention.
Qu'en pensez-vous ?
Voir aussi : Produits
Faire simple et rentable
Par Stéphane Cosson le 15 janvier 2008
|
(0) Commentaires | Permalink
Nous avons rencontré hier matin, Christophe et moi, le remplaçant de notre expert-comptable. Le cabinet a été vendu avec la clientèle et le personnel. Le remplaçant voulait connaître les clients les uns après les autres. Normal.
Une fois de plus, nous avons rencontré quelqu'un qui ne connaissait pas notre activité. Normal, nous avons l'habitude. L'heure de discussion a été prolifique. Cela a permis de lever le nez du guidon.
Pour lui, il faut arriver à saucissonner les activités. Faire en sorte qu'elles soient rentables et faciles à trouver pour le quidam, qu'il s'y connaisse en généalogie ou pas. Ce n'est pas toujours simple, il en convient. Mais quand cela est possible, autant le faire.
Ainsi, pour notre activité, plusieurs possibilités sont envisageables pour rendre rentables nos sites-marchands :
- Mettre en place un partenariat avec les différentes communes de notre région ayant un site Internet, partenariat à partir de nos listes-éclairs. Le but ? Faire parler de notre site, récupérer les demandes généalogiques qui peuvent arriver chez eux. Pour eux, cela leur fait un travail en moins et cela fait vivre aussi leur site.
- En fonction des visites, du nombre de clics, mettre de la publicité. Pas n'importe qui. Pas n'importe comment. Pas à n'importe quel prix. Le but n'est pas de vendre son âme au diable.
De même, toujours dans le cadre de la rentabilisation, pourquoi ne pas mettre en place des partenariats avec les universités, les écoles pour proposer des stages ? Stage en documentation ou en secrétariat par exemple. Cela permet d'avoir du personnel à moindre prix, assez vite opérationnel. Et cela permet aussi de faire connaitre différemment son entreprise.
Une heure d'entretien que, personnellement, j'ai trouvé rentable. Y'a plus qu'à !
Voir aussi : Produits
Une mine d'or
Par Stéphane Cosson le 12 novembre 2007
|
(0) Commentaires | Permalink
Je viens de réaliser que ma base de données, patiemment mise en place depuis maintenant 27 ans, était une véritable mine d'or.
Ce fonds dormant, j'ai désormais décidé de l'exploiter. Mais la prise de conscience a été longue, même si je l'avais assimilé. En fait ...
En fait, jusqu'à ces derniers jours, je n'avais jamais calculé exactement combien elle valait. Ce calcul je l'ai fait.
J'ai environ 180 000 actes dépouillés, classés par familles. Si je pars du principe qu'il y a trois personnes en moyenne par acte et qu'une personne vaut 42 centimes d'euro (tarif SWIC), cette base de données peut rapporter près de 227 000 €. Ce n'est pas rien. Et là dedans je ne compte pas les actes détenus par Christophe ni la soixantaine de CD / DVD qu'il va me falloir dépouiller. C'est donc véritablement un minimum.
Pourquoi laisser cette somme dormir ? Ce serait idiot. Autant la valoriser. Je comprends mieux maintenant pourquoi elle intéresse les sociétés commerciales. Une mine d'or, je vous dis.
Le mieux, ce serait de rester prorpiétaire de cette base de données et de la louer d'une manière ou d'une autre, pour qu'elle rapporte continuellement et non une seule fois. Sinon ce n'est pas rentable pour moi.
Et dire que la majorité de mes collègues préfèrent faire de la recherche pure et oublier leurs bases de données. Entre une base de données qui peut rapporter 227 000 € annuellement et de la recherche pure qui peut rapporter 15 000 € par an (CA HT moyen des généalogistes familiaux), mon choix est vite fait. Je ne me pose même plus la question. Vous ne croyez pas ?
Voir aussi : Produits
Quelle interaction avec les clients ?
Par Stéphane Cosson le 2 novembre 2007
|
(1) Commentaires | Permalink
Je continue de lire l'ouvrage dont je vous avais parlé dans une note précédente sur le marketing des services. Ouvrage qu'il faut lire à petite dose, histoire de bien tout assimiler, mais ouvrage intéressant.
Fiat lux ! Je viens de comprendre en partie l'interaction que je peux avoir avec mes clients.
Tout d'abord, la généalogie professionnelle est un service low contact. Grâce à Internet, au courrier électronique, il existe très peu de contact physique entre mes clients et moi. Je ne connais en fait que ceux que j'ai rencontré et qui m'ont démarché aux Archives Départementales ou ceux qui habitent mon département ou les alentours de Toulouse. Tous les autres me sont complètement inconnus.
Sauf que... La généalogie peut être aussi une activité high contact. Mais dans un seul cas : quand le généalogiste donne des cours particuliers. Là cela ne peut pas se faire encore par distance.
Je viens de me rendre aussi compte que la généalogie est un service où le client est relativement passif. C'est vrai, comment se passe le contact ? Il m'a trouvé d'une manière ou d'une autre, le plus souvent par le biais des publicités dans les revues spécialisées ou par les sites Internet. Ce queje lui ai présenté l'a incité à m'écrire. A moi de ne pas rater ma présentation. Il expose son problème et demande un devis. Ce que je fais en lui répondant. Ce sont souvent nos seuls contacts.
S'il a des documents, il me mes envoie par la suite, en acceptant le devis ou sinon le contact s'arrête là. Et ensuite ? Et bien ensuite, il fait confiance. il a confié une tâche et attend que je l'accomplisse le plus parfaitement possible. S'il n'est pas satisfait à la livraison du travail, il ne revient pas. Sinon je peux le fidéliser.
Un client fidélisé est un client que je n'ai pas besoin de rechercher. Il reviendra par lui-même me confier un nouveau travail. Cela peut être dans un an comme le mois suivant. Mais il reviendra. C'est très agréable un client fidélisé, vous ne pouvez pas savoir. Pour une fois, là, c'est moi qui suis passif (mais pas trop quand même).
A mon avis, nous avons ainsi deux moments à ne pas rater. Le moment du contact, de la négociation du prix du travail. Le moment de la livraison. S'ils sont ratés, le client est perdu dans les deux cas.
Voir aussi : Produits
Tableau de gestion
Par Stéphane Cosson le 26 mai 2007
|
(0) Commentaires | Permalink
Les différents commentaires échangés avec Jérôme Malhache sur la formation professionnelle m'ont fait penser à écrire cette note.
Ce que je vais vous présenter ne sera pas significatif puisque cela me concerne seulement. Mais il me semble que cela peut être un outil facile à mettre en place par différents généalogistes. La mise en commun des résultats pourrait peut-être alors être significative.
Depuis que j'exerce la profession de généalogiste, j'ai mis en place un tableau de gestion basique, rudimentaire, sur Excel. Je l'ai intitulé : "CA HT global mois et clients".
De quoi s'agit-il ? D'abord j'ai une feuille par année. Dans chaque feuille, j'ai fait un tableau de 14 colonnes :
- 1 colonne "nom des clients"
- 12 colonnes "mois" de janvier à décembre donc
- 1 colonne "total"
Le nombre de lignes dépend en fait de mes clients. Cela peut être un tableau très court comme très long. J'ai classé mes clients en fait en fonction des prestations que je propose. J'ai donc quatre sous-totaux :
- généalogie
- patrimoine
- formation
- publication
Chaque mois, en fonction de mes factures, en face du nom du client, j'inscris le montant HT qui lui correspond. Vraiment très basique, très facile à faire.
Mais ce tableau a plusieurs utilités. Je ne le fais pas uniquement pour le plaisir. D'abord, je peux comparer mois par mois le montant HT que j'ai facturé, repérer donc les mois où je suis plus faible, voir sur plusieurs années si ce sont les mêmes mois ou pas (donc s'il y a une période creuse ou pas).
Ensuite, je peux savoir quel montant j'ai facturé à chaque client dans l'année. De même, je sais précisément quels sont les clients que j'ai fidélisé et sur combien d'années. Par exemple, j'en ai une qui me suit depuis 7 ans. Ce qui veut dire qu'ensuite je peux calculer la proportion de clients fidèles par rapport aux autres.
Enfin, je sais quel volant de clients est nécessaire pour obtenir un CA HT stable, rentable. Pourquoi croyez-vous que je me suis associé, que je mets en place tous mes projets ? Parce que ce tableau m'a montré que je stagnais et qu'il fallait que je passe un autre pallier, d'une manière ou d'une autre.
De petits outils mais quand vous allez voir votre banquier pour solliciter un prêet ou que vous voulez obtenir une subvention, c'est parfois utile.
Voir aussi : Produits
Formation en généalogie
Par Stéphane Cosson le 14 novembre 2006
|
(0) Commentaires | Permalink
Je viens de recevoir un appel qui m'a fait réagir à d'autres appels ou e-mails reçus.
Visiblement, il y aurait un besoin non satisfait de formation en généalogie pour les amateurs. Il y a sans doute une place à prendre.
Cette formation peut se faire de plusieurs manières :
- par des cours en vis-à-vis. Je crois que quatre ateliers sont alors possibles : initiation à la généalogie, paléographie, perfectionnement (une fois que j'ai le tronc, comment mettre les feuilles), généalogie et informatique.
- par des cours par correspondance.
- par un logiciel d'apprentissage.
- par un blog (voir à ce sujet celui de Guillaume de Morant : www.geneadeb.fr qui est très bien fait et que je recommande chaleureusement à tous ceux que cela intéresse).
Il me semble, au vu des différentes conversations que j'ai pu avoir, que ce manque n'est pas rempli complètement par les associations d'amateurs de généalogie. La demande existe pourtant.
Cela fait trois ans maintenant que, dans le cadre professionnel, je donne des cours. Je me rends compte que ce sont toujours des petits groupes de 4 ou 5 personnes qui viennent et qui sont en demande. Je n'ai eu qu'exceptionnellement des groupes plus importants. Au départ, cela m'inquiétait un peu. En fait, je me rends compte que c'est beaucoup plus sain, plus pédagogique aussi. Je m'occupe vraiment des personnes et c'est de cela dont ils ont besoin. Du coup, ils reviennent pour un autre cours après en avoir suivi un premier. Ils peuvent aussi plus facilement, pour ceux qui ont des recherches dans la région, me confier celles-ci car ils me connaissent. Mais le but recherché n'est pas forcément celui-ci.
Que se passe-t-il pour les autres professionnels qui donnent des cours ? J'avoue que personne ne s'est vraiment penché sur cette question. Dommage !
Voir aussi : Produits
Dessiner son arbre généalogique
Par Stéphane Cosson le 12 mai 2006
|
(2) Commentaires | Permalink
A Louvain-La Neuve, en Belgique, il existe un centre intéressant : Le Centre de Consultations Spécialisées (CPS). Là exerce Michel Legrand, l'un des plus célèbres praticiens en récit de vie du monde francophone. Son métier : aider les gens à narrer leur histoire.
Avec quelle méthode ?
Michel Legrand utilise le récit de vie dans une démarche de soutien individuel. Raconter son histoire, plusieurs fois parfois, la remodeler dans une version qui convienne au narrateur, qui lui soit supportable, permet de se réapproprier sa vie.
Cela a l'air simple dit comme cela. Cela ne l'est pas du tout. Cela implique de construire un récit qui ne dise que la vérité, qui soit rigoureusement exact. Comment la personne s'articule-t-elle avec l'histoire de sa famille ? Quelle est la place qu'il y tient ? Comment son histoire familiale a une influence sur lui ?
Michel Legrand propose de dessiner un arbre généalogique. Comme la personne en a envie. Voir toutes les ramifications qui nous lient à nos ancêtres. Comment ils nous guident. Je crois que le généalogiste ne le devient jamais par hasard.
Cela permet de savoir où est sa place. Souvent, je me suis rendu compte que le généalogiste devient un pivot de la mémoire familiale. Petite anecdote personnelle : Quand il y a un enterrement dans la famille, ou un mariage, souvent un membre de la famille vient me voir et me dit : "Mais lui c'est qui ? Comment on est parent ?". Il sait qu'avec moi il aura la réponse.
La généalogie c'est reconstituer l'histoire familiale. On privilégie toujours une lignée sur les autres. S'interroger sur son parcours de vie permet parfois de savoir pourquoi cette lignée-là au détriment des autres. Quelle est son influence ?
Personnellement, cela m'a pris 12 ans pour construire ce parcours. Même si ce n'était pas avec la méthode de Michel Legrand. 12 ans en parallèle des recherches généalogiques que je menais. Qui est prêt à y consacrer autant de temps ?
Voir aussi : Produits
Collection d'annuaires patronymiques
Par Stéphane Cosson le 19 avril 2006
|
(0) Commentaires | Permalink
Vous avez dû recevoir, un jour ou l'autre, ce courrier venant d'une société vous proposant l'étude de votre patronyme. Alléché, vous l'avez commandé ... Et vous avez été déçu, n'y trouvant que des listes de noms sans liens entre eux.
L'idée est peut-être bonne mais mal exploitée à mon avis. Et si de vrais annuaires patronymiques existaient ?
Tous ceux qui font des recherches généalogiques mettent en place une liste-éclair, tous ceux que je connaisse en tout cas. Cela facilite les échanges.
Une liste-éclair c'est quoi ? Tout simplement un index des patronymes avec les dates extrêmes et les lieux. Personnellement, j'ai classé mes patronymes alphabétiquement. J'ai ouvert, avant l'ère de l'informatique à tout crin, un cahier (ou plusieurs en fonction des données que j'ai en ma possession) par nom de famille. Dans ces cahiers, j'ai mis, à la suite les uns des autres, séparant simplement les paroisses les unes des autres, ouvrant une nouvelle page à chaque nouvelle paroisse, tous les actes trouvés au cours de mes recherches. Les liens entre les différents actes d'un patronyme existent alors, ou pas si le nom de famille est très répandu.
Résultat : j'ai plus de 300 cahiers petit format de 96 pages remplis, certains exhaustifs pour un nom de famille dans mon département : le Tarn. Une fois ces cahiers informatisés (ce qui va être la partie la plus coûteuse), je me dis, en tant que professionnel, que j'ai bien une collection d'annuaires patronymiques beaucoup plus intéressante pour un généalogiste amateur que celle qui existe déjà et qui ne donne que des adresses actuelles.
Il serait toujours possible de l'accompagner d'un sommaire, d'une introduction et d'une carte patronymique antérieure à 1891. Qu'en pensez-vous ?
Ah, une petite précision pour ceux qui seraient tentés de faire pareil : depuis 3 ans maintenant, j'y consacre 4 heures par jour, 6 jours sur 7. Juste pour vous donner une ampleur de la tâche.
Voir aussi : Produits
La généalogie : produit de luxe ?
Par Stéphane Cosson le 14 février 2006
|
(0) Commentaires | Permalink
J'aimerais revenir sur un point. Il me semble qu'il y a deux écoles sur le point de se mettre en place à propos de la généalogie.
L'une d'elles justifierait ses prix en partant du principe que faire faire sa généalogie est une sorte de luxe.
L'autre part plutôt du principe qu'il s'agit d'une recherche personnelle et que cela n'a pas besoin d'être forcément cher. Ce qui compte, c'est la démarche.
Mais essayons d'abord de définir ce qu'est le luxe.
Le luxe, c'est quelque chose de superflu, ni nécessaire, ni utile. En ce sens, la généalogie peut être considérée comme un luxe. Mais n'est-ce que cela ?
Le luxe c'est quelque chose qui est porteur de tradition. La généalogie aussi. Mais s'arrêter à cette définition n'est toujours pas suffisant.
Le luxe, cela change selon les modes et le goût. Pas la généalogie. Elle s'est installée il y a une trentaine d'années de manière démocratique et les méthodes n'ont pas changé depuis des lustres ou presque. Seuls les outils de recherche se sont modifiés.
Le luxe, cela procure du plaisir, de l'émotion. La généalogie aussi. C'est, il me semble, une des raisons pour lesquelles on parle de virus. Une fois qu'on l'a, on ne peut plus s'en séparer.
Le luxe, cela a un côté inacessible qui le rend désirable. La généalogie n'est pas vraiment inaccessible. Du moment qu'on a l'envie, un peu de méthodologie, c'est parfaitement accessible. Ce qui est complètement inaccessible, un véritable mythe par contre, c'est de croire qu'un jour, on aura tous ses ancêtres, que la recherche sera finie. Ce ne sera jamais le cas.
Il me semble donc que la généalogie n'est pas un produit de luxe. Pour Martine Segalen, la généalogie est en passe de devenir un fait social. La généalogie, c'est d'abord une construction : on choisit toujours les ancêtres avec qui on souhaite s'identifier. Il y a selon elle une part d'autobiographie dans l'inscription mémoriale. Elle concerne actuellement une population à la mémoire cassée, ce que j'appelle personnellement les "déracinés". La généaloige, c'est un périple imaginaire et c'est dans ce périple que l'émotion surgit. Mais il n'est pas sûr que ce plaisir soit transmissible de génération en génération, que cette recherche perdure comme elle perdure dans d'autres classes sociales où on vit au milieu de ses ancêtres.
Je ne suis pas sûr, de ce fait, qu'il faille lui appliquer des tarifs qui, personnellement, me semblent des tarifs luxueux. Pour moi, c'est un plaisir très démocratique. La tarification doit être en accord avec ce principe de démocratie.
Ce qui veut dire aussi occuper le terrain autrement pour que l'on puisse correctement en vivre.
Voir aussi : Produits
Cartographie des noms de famille de France
Par Stéphane Cosson le 22 janvier 2006
|
(7) Commentaires | Permalink
Vous connaissez le logiciel "Tous les noms de famille de France" ? Ce Cd-Rom permet la localisation des patronymes en France (1 329 000 patronymes recensés de 1891 à 1990) établie à partir du fichier patronymique des communes de naissance de l'INSEE.
Et avant 1891 ? Eh bien, il n'y a rien ! Quoique...
Vous connaissez aussi la base de données Patro. Il s'agit de la liste des actes d'état civil accessibles par Minitel ou Internet (naissances, contrats de mariage, mariages, décès). Ils sont classés par régions, puis par départements. Près de 34 millions d'actes, nous dit régulièrement la publicité. Mais combien de millions de patronymes recensés ? Nul ne le sait.
Il me semble qu'à partir de cette base de données, il devrait être possible de tracer une cartographie des patronymes français avant 1891. Certes, elle ne serait pas exhaustive. Mais, cela serait une bonne base de départ non ? Et cela pourrait peut-être intéresser des démographes.
Il me semble aussi qu'il serait intéressant de mettre en place un contrat d'exploitation pour les généalogistes professionnels. Leurs bases de données sont pour le moment totalement inexploitées. Les noms qu'ils ont dans celles-ci, les communes sur lesquelles ils ont travaillé, peuvent ne pas se retrouver ailleurs. Une exploitation pourrait permettre d'enrichir la communauté généalogique et, tout comme pour les cercles généalogiques d'amateurs, apporterait une nouvelle source de financement aux généalogistes professionnels.Mais cela va demander de fournir des explications pédagogiques aux professionnels, pour qu'ils n'aient pas l'impression de se dépouiller. Du moins, c'est l'impression que j'ai eu lors du dépouillement de l'enquête auprès des membres de la Chambre des Généalogistes Professionnels.
A mon avis, il n'y a qu'une seule communauté généalogique, composée de plusieurs membres, différents. Mutualisons tout ce qui peut l'être, pour le bien de cette communauté.
qu'en pensez-vous ?
Voir aussi : Produits
Généalogie et tourisme
Par Stéphane Cosson le 31 décembre 2005
|
(0) Commentaires | Permalink
Vous souhaitez faire votre arbre généalogique mais vous ne savez pas comment orienter vos recherches ? Ou bien vous avez déjà quelques notions en généalogie et vous souhaitez aller plus loin dans votre passion ? Vous avez des difficultés à lire les documents d'avant la Révolution Française ?
Vous aimeriez faire partager votre passion à votre conjoint, organiser des vacances autour de cela mais votre conjoint n'est pas vraiment enthousiaste ? Que va-t-il faire pendant que vous êtes aux Archives ?
Comment concilier les deux ?
Une solution est peut-être possible. Je l'appelle : généalogie et tourisme. Elle se fait sous forme de stages d'un week-end ou de cinq jours, en individuel ou en groupe (si vous appartenez à une association de généalogie par exemple).
Tout est organisé pour vous, autour de la généalogie : l'hébergement et les repas, des cours avec un généalogiste professionnel (8 heures pour un week-end, 15 heures pour cinq jours), les visites (accompagnées) de la région, les animations vespérales avec chant, repas festif.
Je crois que cela pourrait vous permettre, ensuite, lorsque vous programmerez vos prochains séjours en salle d'archives, de mieux organiser votre travail de recherche.
Et pour votre conjoint, me direz-vous ? Eh bien, pendant que vous suivrez vos cours, assouvirez votre passion, il pourra se balader. Tout serait aussi prévu pour lui.
Qu'en pensez-vous ? Cette formule vous plairait-elle ?
Voir aussi : Produits
Eventail généalogique
Par Stéphane Cosson le 27 décembre 2005
|
(0) Commentaires | Permalink
Tout le monde connaît les roues et les demi-roues généalogiques. Toutefois, elles ne sont pas forcément faciles à utiliser. Pour une seule et bonne raison ; vu leur grandeur, elles sont le plus souvent en rouleau. Les dérouler pour pouvoir y travailler dessus, je ne sais pas vous, mais pour moi, c'est un peu la galère. Il faut toujours trouver quelque chose pour bloquer les angles qui rebiquent, empêcher qu'elles se ré-enroulent alors que je suis en train de noter une génération. Bref, pas toujours pratique.
Et s'il existait une autre solution ?
Une demi-roue, c'est quand même bien pratique. Cela permet d'avoir une vision d'ensemble de l'arbre généalogique, de pouvoir repérer où sont les manques, quelles sont les branches qu'il faut compléter. Une roue, c'est tout aussi pratique pour les deux branches : paternelle et maternelle.
Mais le support me paraît de plus en plus insupportable. J'en ai bien vu sous forme de codex, un livre que l'on déplie, branche paternelle à gauche, branche maternelle à droite. Mais les dernières générations sont un peu petites pour pouvoir noter tous les renseignements qui m' intéressent. A part les noms, je n'y note pas grand chose.
Et pourquoi pas sous une autre forme ? Garder le principe de la demi-roue mais de façon à ne pouvoir déplier que la branche qui m'intéresse. Cacher les autres en quelque sorte. Il me semble aussi que cela prendrait moins de place. Si je veux la montrer, pas besoin de chercher un cadre pour pouvoir l'accrocher au mur. Pas besoin non plus de vider totalement la table sur laquelle je veux travailler.
Il existe un support qui permet cela, un support plus petit, un accessoire féminin : l'éventail. Je lui trouve beaucoup d'avantages. Il me semble qu'il pourrait correspondre à ce que je recherche.
Et si j'adaptais ma demi-roue à l'éventail ? Ou l'inverse ? Qu'en pensez-vous ?
Voir aussi : Produits
Relevés systématiques et apprentissage des savoirs de base
Par Stéphane Cosson le 26 décembre 2005
|
(0) Commentaires | Permalink
La généalogie peut servir à tout, y compris à réviser les savoirs de base (français, mathématiques) pour des personnes qui n'arrivent pas à trouver du travail. C'est l'expérience menée avec succès sur Gaillac (Tarn) pendant 4 mois en 2003-2004, dans le cadre de la formation AGIR.
Cette action de formation a été centrée sur la participation des stagiaires à un projet de relevé systématique de registres paroissiaux de la commune de Gaillac, entre 1782 et 1792, et à la rédaction d'un article analysant les statistiques issues de l'exploitation de ces relevés.
Pourquoi par ce biais ? Depuis la deuxième moitié des années 1970, le souci généalogique a envahi la France. Parmi les hypothèses permettant de comprendre cette flambée, l'une dit que la généalogie viendrait à panser les blessures de la crise économique du deuxième quart du 20e siècle dans la France anciennement industrielle. Elle serait alors une sorte de retour à la terre nourricière. Elle permettrait de réaliser un travail de recollement, de pardon suite à l'éclatement de la famille et aux manques de repères.
Et là, elle peut jouer un rôle intéressant pour des publics en difficulté sociale et économique.
Le public de la formation AGIR est composé de personnes qui ne tireraient pas profit d'une action directe d'orientation ou de recherche d'emploi mais qui sont cependant prêts à s'investir dans un travail de groupe, de façon à aborder le quotidien avec une plus grande confiance. Au départ, ces personnes peuvent ne pas avoir d'expériences professionnelles ou de projets bien définis.
En travaillant sur des registres paroissiaux d'ancien régime, les stagiaires ont appris une écriture dont ils n'avaient pas l'habitude. Cela leur a demandé de la concentration, de la rigueur et de la persévérance.
Ils ont travaillé sur des documents datant d'une époque où l'orthographe n'était pas fixée définitivement. Ce qui leur a permis de relativiser leur approche de celui-ci, de moins culpabiliser dans le cas où ils feraient des fautes, de prendre de la distance par rapport au français.
Une fois les relevés effectués, l'outil mathématique leur a permis de travailler sur la démographie de Gaillac au 18e siècle. Par ce biais, ils ont découvert en partie le quotidien des habitants de cette époque et comparer avec leur quotidien.
Le résultat final a été la publication de l'article après qu'ils l'eurent rédigé tous ensemble et effectué tous ensemble la frappe sur un ordinateur portable. La plupart d'entre eux n'avaient jamais approché cet outil, cela leur a permis de l'apprivoiser un peu, de moins en avoir peur, de s'apercevoir qu'ils pouvaient l'utiliser. Ils sont tous repartis avec un exemplaire de leur article.
Au départ, les stagiaires exprimaient une certaine crainte par rapport à ce projet, à ce monde qui leur était complètement inconnu au point de croire qu'ils allaient travailler dans une église, entourés par un prêtre. En fait, pour eux, ces quatre mois sont passés à un vitesse qui les a tous surpris.
Cette formation leur a apporté une véritable remise à niveau sans qu'ils s'en rendent vraiment compte, en douceur. Ils en sont sortis avec plus de confiance en eux et en leurs capacités, se mettant à la recherche active d'un emploi ou d'une nouvelle formation.
Il s'agit d'une expérience assez innovante, non ?
Lire également :
Voir aussi : Produits
