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Quel est le marché de la généalogie ?

Par Stéphane Cosson le 26 novembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je continue de passer mon travail à la moulinette pour toujours essayer de comprendre ce que j'ai mis en place et pour pouvoir mieux le monétiser.

Je ne vais peut-être pas me faire des amis en disant cela, mais il me semble que le marché  de la généalogie est un marché dominé par  un effet de réseau. Dans ce genre de marché, les participants communiquent aisément entre eux. On a ainsi plutôt tendance à suivre les autres. Ce qui peut entraîner un effet moutonnier. Mais cela pousse aussi à une concentration du pouvoir : les riches deviennent plus riches car de petites différences entre les parts de marché peuvent très vite s'amplifier et devenir grandes et, de ce fait, l'écart entre le numéro un et les autres tendre à être plus large.

Il me semble aussi que nous ne sommes pas véritablement un marché segmenté par les prix. Il n'y a pas à ma connaissance de producteurs de luxe, une production intermédiaire et des personnes fabriquant du bas de gamme.

Regardez les tarifs horaires des professionnels : même s'is peuvent être très différents, tous se situent autour de 30 €. Ceux qui font les tarifs les plus chers les font grâce à leur réputation, peut-être aussi parce qu'ils ont eu à un moment donné une stratégie maximale en essayant de "phagocyter" toutes les possibilités. Et les professionnels sont bien regroupés pour partie dans des chambres syndicales qui, vu à travers le prisme de mon expérience, aplanissent.

Je me dis que c'est peut-être pour cela qu'il est difficile de sortir du lot, que parfois je me heurte gentiment avec ceux qui m'accompagnent. Parce que cela semble verrouillé. Faudra-t-il casser le verrou ?

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Abondance et gaspillage dans la généalogie

Par Stéphane Cosson le 22 novembre 2009 | (4) Commentaires | Permalink

Ce sont peut-être de fausses interrogations. C'est peut-être une manière de voir différemment mon environnement. Pour le  moment, je ne le sais pas. Ce dont je me rends compte, c'est qu'il y a actuellement abondance dans le domaine de la généalogie. Autrement dit, et cela peut paraître bizarre de l'écrire ainsi, la matière première "généalogie" est devenue gaspillable.

Ce qui me l'a fait réaliser, ce sont quelques paragraphes de Chris Anderson que j'ai grapillé dans son ouvrage sur l'économie du gratuit :

Et plus les produits sont faits d'idées au lieu de matière, plus vite ils peuvent devenir bon marché. C'est la racine de l'abondance qui mène à la gratuité dans le monde numérique, ce qu'on résume aujourd'hui sous l'expression "loi de Moore".

Mais cela ne se limite pas aux produits numériques. Toute industrie dans laquelle l'information devient l'ingrédient principal aura tendance à suivre cette courbe d'apprentissage composée : ses performances progresseront tandis que ses prix baisseront.

Si les transistors (exemple pris par l'auteur pour démontrer la loi de Mead) deviennent trop peu coûteux pour qu'on les compte, alors cessons de les compter et de réfléchir à leur coût. Renonçons à les conserver comme un bien rare et traitons-les comme la fourniture abondante qu'ils sont. Autrement dit, on devrait littérallement se mettre à les gaspiller.

Alan Kay avait compris que le rôle du technologue n'est pas de trouver à quoi peut servir la technologie. C'est de faire qu'elle soit si peu coûteuse, si aisément utilisable, si répandue que n'importe qui puisse l'utiliser, de sorte qu'elle se propage à travers le monde et envahisse toutes les niches possibles. Nous utilisateurs, nous trouverons quoi en faire car nous sommes tous différents.

Ces paragraphes posés un peu au hasard peuvent surprendre. En fait, je me suis dit, en les regroupant, qu'actuellement nous sommes en  complète et totale possibilité de gaspiller les données généalogiques. Entre les associations qui dépouillent et qui mettent sur le net, les Archives qui mettent sur le net, les particuliers qui mettent leurs arbres sur le net, nous avons plétore d'information. Elle ne devient plus rare, comme elle pouvait l'être il y a disons 20 ans. Son coût diminue, d'où à mon avis la raison de ces pétitions qui circulent contre l'exploitation rémunérée de la donnée généalogique.

Par contre, ce qui restera toujours rare, c'est la capacité de chacun de l'exploiter cette donnée généalogique. Et il me semble que c'est là que se situe désormais la véritable question du prix dans le domaine de la généalogie. Parce que nous sommes tous différents, que nous avons tous la possibilité de remplir différemment ce chaudron qu'est la donnée généalogique.

En tant que professionnel, ce que je fais payer, ce n'est pas de l'information généalogique, comme je pouvais le faire à la naissance de ce métier, c'est désormais ma capacité de trouver de nouvelles exploitations de cette donnée, c'est aussi ma capacité de pouvoir la trouver plus rapidement, de posséder les bons outils, les bons réflexes au bon moment. Ce que je peux faire payer ce sont mon expertise et ma créativité à partir de ce matériau brut qu'est la donnée généalogique. Du coup, je peux devenir en quelque sorte de plus en plus ambitieux dans les projets que je peux mettre en place, à m'attachant à des fonctions d'un ordre plus élevé, à de nouveaux marchés.

Nous ne sommes, je crois, qu'au début de l'exploitation de la donnée généalogique abondante. Parce que nous n'avons de seule limite que notre imagination.

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Généalogie baroque

Par Stéphane Cosson le 14 novembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Cela peut paraître bizarre, écrit comme cela. Mais je crois que c'est complètement possible. La généalogie, cela peut être baroque. Une explosion de sensations, de couleurs. Le déferlement à l'italienne plutôt que le coucou suisse. Je viens de m'en rendre compte en rédigeant un texte de présentation pour une transcription.

Voici que j'y écris (en partie) :

Des feuilles de papier, une gomme, un crayon à papier, un stylo fluo et vous êtes prêts. Ne vous contentez pas de lire. Ecrivez tout ce que vous lisez. Un mot ne vous semble pas clair ? Parlez-le. Comptez vos jambages sans vous prendre les pieds dans le tapis avec la traitresse lettre E.

Il y a des blancs dans ce que vous déchiffrez ? Pas grave, cela m’arrive aussi. Vous encadrez d’une manière ou d’une autre les blancs et vous continuez de lire. Ne vous y arrêtez pas. Ne vous bloquez pas dessus à essayer de comprendre à tout prix. Vous ne lisez pas un mot, des phrases ? Vous les encadrez, vous y mettez un coup de stylo fluo. Et vous avancez. Vous y reviendrez plus tard, quand vous aurez lu tout le reste du texte. Vous pourrez alors prendre du temps, vous aider de ce qui entoure et que vous avez déchiffré pour comprendre le sens de ces blancs. Et vous verrez, ils se rempliront petit à petit, lettre par lettre.

 

Jouez avec le texte que vous déchiffrez. faites un pendu pour chaque mauvaise lettre que vous lirez. Prenez-y du plasir. Eclatez-vous dans le déchiffrage. Je vous garantis que c'est possible.

En y réfléchissant, cela peut permettre d'éviter de s'y ennuyer. D'y mettre un peu de peps. De toujours y trouver du plaisir.

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L'homme instant

Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Lors d'une formation que j'ai suivi la semaine dernière, le formateur présentait les différents types d'hommes dans le temps.

Pour lui, il a existé, et il existerait toujours ?,  jusqu'à présent quatre type d'hommes :

  • l'homme archaïque : il a des rythmes et des rituels. Il est ancré sur le passé.
  • l'homme prospectif : il a des visions et des projets et il est ancré vers l'avenir.
  • l'homme présent : encastré dans le présent (d'où son nom), il a des obligations, des aléas.
  • l'homme instant : détaché de tout idéal, il est dans la compulsion et le désintérêt. Selon lui, mais il ne s'agit que de son opinion, c'est l'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien.

J'ai trouvé le dernier type d'homme intéressant. L'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien. Bref, c'est comme cela que je le perçois, un consommateur impatient. Selon le formateur, c'est l'homme actuel, celui qui surfe sur Internet, qui s'impatiente si au bout de trois sonneries de téléphone, on ne lui répond pas, celui qui ne peut pas faire une action en continu pendant plus de sept minutes.

Par rapport à la généalogie, au temps de la recherche, ce type d'homme m'interpelle. Je ressens un décalage. En fait, je me demande dans quel type d'homme pourrait se situer le généalogiste lambda. Et pour le moment, je n'arrive pas à trouver une réponse qui me satisfasse pleinement.

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Deuxième réponse à Alain

Par Stéphane Cosson le 20 août 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je reviens vers vous avec cette phrase : Depuis le départ, votre témoignage sur votre CA et votre investissement horaire me laisse dubitatif sur la rentabilité du métier. Cette phrase me semble vraiment une phrase importante, voire même primordiale.

La rentabilité du métier. Je ne suis pas sûr qu'actuellement beaucoup de généalogistes professionnels installés se soient posés cette question. Cela fait plusieurs fois que je propose à certains confrères de s'associer pour proposer de la formation professionnelle, vers la prospective, le marketing, vers une réflexion du métier, aux généalogistes professionnels. Et la seule réponse que j'ai c'est : "NON, NON, NON ET NON. C'est  une source d'emmerdes, on n'est pas assez nombreux, intéressons-nous à former nos clients !"

Il me semble pourtant que si nous formons notre clientèle et si nous ne nous formons pas, au bout d'un moment, nous aurons mieux formé notre clientèle que nous ne le sommes. Et nous nous serons alors tiré une balle dans le pied. Je crois que la rentabilité du métier est quelque chose de primordial à réfléchir. IL faudra bien à un moment se mettre autour d'une table et se poser ensemble la question : la généalogie professionnelle c'est quoi ? Comment pallier les mises sur Internet ? Quels partenariats pouvons-nous faire ? Pour quoi ? Sinon, autant ne pas perdre son temps et faire autre chose.

Mais combien de généalogistes installés l'ont véritablement compris ?

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Un SMIC brut mensuel

Par Stéphane Cosson le 5 août 2009 | (7) Commentaires | Permalink

J'ai rajouté un commentaire à ma dernière note. Mais tout le monde ne lisant pas forcément les commentaires, j'ai préféré le mettre aussi sous forme de note.

Je crois que cela peut faire réfléchir.

Actuellement, le SMIC mensuel brut est de 1337,70 €. Si on calcule à l'année, cela fait un montant brut de 16052,40 €.


Imaginons que ce montant-là soit le montant du bénéfice réalisé par le généalogiste professionnel. Et on remonte alors, en rajoutant les charges petit à petit, jusqu'à obtenir un montant de CAHT. Par charges, j'entends Sécurité Sociale (6,5% du bénéfice), retraite (8,6% du bénéfice + 756 € de complémentaire + 76 € pour invalidité et décès), Urssaf (5,4% sur 11000 € + 8 % sur 11 000 € et sur le montant de la Sécurité Sociale et sur le montant de la retraite + 46 € pour la formation) et des frais généraux équivalents à 60% du bénéfice.


Ce montant de CAHT obtenu est alors divisé par 1050 heures. C'est notre nombre d'heures facturables de production en considérant qu'on travaille 5 jours par semaines, 50 semaines par an (seules sont enlevées 2 semaines de fermeture des AD, les vacances ne sont pas prises en compte, et souvent on profite des semaines de fermeture pour récupérer le retard qu'on a pu prendre dans nos autres tâches), que seuls 3 jours de travail sont possibles dans la semaine (deux jours étant pris par les trajets, la comptabilité, le commercial...) et en prenant en compte 7 heures de travail effectif journalier (les Archives n'ouvrent presque jamais 8 heures d'affilée). Nous arrivons à un tarif horaire d'une trentaine d'euros. C'est peu ou prou notre tarif horaire TTC.


Sachant que les frais de déplacement sont remboursés par le client, que ce sont des frais que le généalogiste professionnel avance. Ils n'entrent donc pas dans la rémunération.

Alors, connaissez-vous une profession libérale qui travaille pour toucher un SMIC brut mensuel ? Personnellement, à part nous, non.

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Revoir le business model

Par Stéphane Cosson le 4 août 2009 | (3) Commentaires | Permalink

J'ai pris quelques jours de réflexion dans cet été et plus j'avance dans ma réflexion, plus je me dis qu'il faut revoir mon business model.

Je m'appuie pour cela sur la Directive européenne relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles qui est la seule instance à avoir rédigé une définition légale de la profession libérale (ce que je suis) : La profession libérale désigne toute profession exercée sur la base de qualifications professionnelles appropriées, à titre personnel, sous sa propre responsabilité et de façon professionnellement indépendante, en offrant des services intellectuels et conceptuels dans l'intérêt du client et du public.

Je trouve la définition intéressante sur deux points : qualifications professionnelles appropriées (donc formation continue pour rester au top) et service intellectuel (donc coût horaire en rapport).

Je suis ensuite allé voir aussi une étude de l'INSEE sur les revenus des travailleurs indépendants. Hors micro-entreprise, tous secteurs confondus, le résultat courant avant impôt en moyenne en 2005 est de 25 900 €, 22 100 € si on y ajoute les micro-entreprises. Ce qui nous fait un tarif horaire aux alentours de 45 €.  Ou, si vous préférez, un coût à la journée de 360 €, hors frais de déplacement bien sûr. La profession de généalogiste familial dans son ensemble en est loin.

C'est une moyenne. Si je me base sur les professions purement intellectuelles, qui ne font pas de commerce, qui sont des professions libérales dans le sens de la Directive européenne, le tarif horaire passe  à 83 €. Soit un coût à la journée de 664 €, toujours sans les frais de déplacement. Nous en sommes encore plus loin.

La question que je me pose : est-ce que je ne suis pas en train de dévaloriser mes compétences ?  Ma crédibilité en tant que professionnel ? Je crois que c'est vraiment une question à laquelle il me faut apporter une réponse, rapidement. Pour pouvoir travailler sur un nouveau business model en toute tranquilité.

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Gestion de l'information généalogique

Par Stéphane Cosson le 20 juin 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je me souviens d'une discussion, pas si vieille que cela, entre collègues professionnels. Certains étaient outrés que l'on puisse envisager le métier d'un point de vue commercial. Et pourtant...

Et pourtant, si j'analyse correctement ce qui se passe actuellement, et si nous ne voulons pas rater le virage qui est en train d'être pris, il nous faudra franchir ce pas, cette vision. Je m'explique.

Actuellement, du moins il me semble, les sociétés commerciales de la généalogie gèrent des flux d'information. En tout cas, si je prends l'exemple de Geneanet, chaque fois qu'une nouvelle information arrive susceptible d'intéresser leurs utilisateurs, une alerte est mise en place. Nous sommes bien dans de la gestion d'information. Ce que ne fait aucun généalogiste professionnel à ma connaissance.

La numérisation des BMS et NMD permet en outre la constitution de bibliothèques virtuelles. Vous êtes intéressé par une commune ? Vous téléchargez le fichier, le sauvegarder sur votre disque dur et vous y avez accès sans passer par le site des Archives qui le propose. La contrainte de temps, de lieu n'existe plus.

Mais en même temps, il me semble que les stratégies de recherche d'information se compliquent. Internet est un lieu où il y a beaucoup d'informations, pas toutes exactes, où il peut du copillage, des informations sans mention des sources. N'y aurait-il pas alors besoin d'un médiateur professionnel accompagnant les utilsateurs d'Internet, qui valoriserait l'outil informationnel avec une vraie valeur ajoutée et utilisable ? Le généalogiste professionnel ne pourrait-il pas être ce médiateur ? Cela demande d'imaginer le métier différemment. Ce ne serait plus, sans que cela soit péjoratif dans ma bouche, un métier où toute personne un tant soit peu organisée, ayant de l'expérience de la recherche généalogique, pourrait s'installer mais un métier auquel on se formerait, qui n'aurait plus une image dévalorisée, qui  prendrait les virages en même temps que tous les autres acteurs, pas à leur suite ou pas du tout.

Je crois qu'il nous faut vraiment passer de la recherche généalogique à la gestion de l'information généalogique. C'est copernicien comme vision mais cela peut être intéressant.

 

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Généalogie et rugby

Par Stéphane Cosson le 16 juin 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Une fois de plus, je laisse mon esprit dériver. Volontairement. On m'a posé la question du lien possible entre généalogie et développement durable. D'un autre côté, j'essaie de voir comment il serait possible de mettre en place des activités rémunératrices à court terme dans le domaine de la généalogie, et toujours dans l'innovation. Aller là où les autres ne vont pas.

Sans que je sache vraiment pourquoi, et je serais bien incapable de vous le dire, s'est imposée à moi l'image de Serge Blanco et du rugby. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. J'étais tout simplement en train de réfléchir sur l'idée d'une marque en généalogie. Et là, paf, le rugby, Serge Blanco. Bon d'accord, je suis du Sud, Albi retrouve la plus haute division rugbystique (je ne sais jamais comment cela s'appelle, le top 14 je crois ou 15, enfin dans ces chiffres-là) mais quand même.

Une idée comme cela, qu'il me faudra vraisemblablement creuser : quelles sont les valeurs de la généalogie ? Qu'est-ce qu'elle véhicule ? Qu'est-ce qu'elle permet ? Sans que je sache vraiment pourquoi, je suis persuadé que l'on peut faire des affaires intéressantes si l'on s'appuie sur ses valeurs. Si je garde mon parallèle avec le rugby, (c'est peut-être là le lien, allez savoir) vous avez le rugby- sport (une trentaine de bonhommes qui courent derrière un ballon ovale, je caricature volontairement, vous devriez avoir l'habitude maintenant) et le rugby-affaires (calendrier, vêtements et autres babioles permettant de rappeler les valeurs du rugby-sport). Le rugby-affaires c'est certes du merchandising mais qui s'appuie sur autre chose. Enfin, c'est comme cela qu'ils le présentent.

Et peut-être que si j'arrive à déterminer les valeurs véhiculées par la généalogie, je pourrais faire mon lien avec le développement durable tel que demandé. Allez savoir ! La créativité parfois où cela se perche !

Voir aussi : Prospective

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Attente et retard

Par Stéphane Cosson le 31 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Le Congrès a eu au moins un point positif : pouvoir comparer nos pratiques entre professionnels (enfin, ceux qui ont bien voulu en discuter). Nous sommes tous tellement différents, membres de chambres ou pas, débutants ou anciens. Le métier est tellement un métier de solitaire. Comparer peut faire du bien.

Je me suis rendu compte d'une chose : il semblerait en fait qu'il y ait deux types de généalogistes. Ceux que la crise économique atteint et qui voient leur CAHT baisser et ceux qui n'ont vu aucun changement et qui ont au contraire des mois de retard à cause de celle-ci.

Je me suis demandé alors quelle pouvait en être la cause. Je me suis demandé si la diversification n'y était pas étrangère. En temps de chamboulement comme c'est le cas actuellement, je crois qu'il faut savoir louvoyer, faire feu de tout bois. Suivant ses envies, ses capacités, 20% de baisse de CAHT ici, 20% de CAHT récupéré là. Ou pas.

Ce qui m'a semblé évident c'est que tous ceux qui prenaient du retard dans leur travail, deux-trois mois de retard en moyenne, étaient des généalogistes qui avaient su s'ouvrir à d'autres pratiques, qui avaient anticipé, qui s'étaient bougé pour ne pas subir. De ce fait, cette anticipation leur avait ouvert d'autres clientèles qu'il fallait aussi satisfaire sans pour antant lâcher les clientèles habituelles. D'où les retards. Parce qu'ils étaient au feu sur plusieurs points en même temps. Et qu'il fallait tout avancer petit à petit.

Je trouve cela plutôt rassurant. Parce que je ne suis pas le seul dans ce cas. Je l'ai vu avec ma consoeur qui partageait le stand avec moi. Une commande arrivait ? Systématiquement, elle disait au client qu'il l'aurait pas avant juillet voire septembre. Parce qu'elle a su se diversifier. Oui, je trouve cela plutôt rassurant. Le métier n'est pas mort. Il évolue et c'est tant mieux.

Voir aussi : Prospective

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