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Pourquoi une entreprise dure-t-elle ?

Par Stéphane Cosson le 10 mars 2010 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Vous le lisez souvent : le métier de généalogiste professionnel est un métier difficile, avec un turn-over important (mais qui n'a pas été concrètement mesuré depuis l'existence de la profession). J'en passe et des meilleures... Foin de fatalisme. Concrètement, qu'est-il possible de faire ? L'INSEE vient de publier à ce sujet une étude : pourquoi une entreprise dure-t-elle ? Une entreprise sur deux est toujours en activité 5 ans après sa création. Pourquoi ?

Ce qui est primordial, fondamental, là où vraiment il ne faut pas se planter, c'est le démarrage de l'activité. La préparation du projet, l'accompagnement de son créateur sont capitaux. Plus on est accompagné, plus on prépare en amont, meilleur cela marche. Expérience et profil du créateur sont tout aussi importants. Je suis désolé de le dire ainsi mais un salarié et un entrepreneur libéral n'ont pas la même manière de penser car l'investissement n'est pas le même. Les 35 h pour un entrepreneur libéral, cela se fait en 3 jours, pas en 5.

Je rajouterais que l'accompagnement c'est aussi, quand on est en activité, dès qu'on en ressent le besoin. Ce n'est pas : je me suis fait accompagné au début et puis basta ! Parce que sinon, c'est le nez dans le guidon à ne pas savoir le relever. Donc la galère. C'est certes un métier passion, mais nous sommes aussi des professions libérales avec les mêmes problèmes que la majorité de celles-ci. Donc... Dès qu'on en ressent le besoin.

Selon l'Insee, avant de se lancer dans un secteur d'activité, il faut avoir au moins 10 ans d'expérience dans celui-ci. Et il faut aller dans un secteur dont on était proche professionnellement. C'est facile à dire mais pour un généalogiste familial ce n'est pas vraiment facile à faire. Si vous connaissez des secteurs d'activité proches, vous me le dîtes ! Je n'en ai pas encore trouvé. Par contre, un bon généalogiste amateur ne fait pas obligatoirement un bon professionnel. Il faut le garder en tête. Généalogiste familial, c'est un métier véritable.

Toujours selon cette étude, plus le créateur investit financièrement au moment de la création, plus l'entreprise a des chances d'être pérenne. De même, une société dure plus longtemps qu'une entreprise individuelle. Désolé pour les auto-entrepreneurs !

Enfin, plus le chiffre d'affaires et le nombre de salariés (si c'est possible pour ces derniers) ont progressé 3 ans après la création, plus elle a de chances d'être pérenne. Le chiffre d'affaires, on peut toujours l'améliorer, soyons créatifs. Des salariés chez un généalogiste familial, cela va être plus compliqué.  Par contre, prendre des stagiaires est toujours possible.

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Internet et les professionnels

Par Stéphane Cosson le 15 février 2010 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Internet est la troisième étape majeure de la généalogie. Il est un concurrent contre lequel on ne peut pas grand chose. Le succès d'Internet existe pour trois raisons : des raisons techniques, une attraction de l'offre qui permet d'avoir des données gratuitement. Et aussi parce qu'il permet d'avoir des repères face à l'évolution rapide de la société. Il permet d'une certaine manière un retour à nos racines.

Internet est un concurrent. Certes. Mais il peut être aussi un outil. Les associations l'ont assez vite compris. Pour mettre en relation les généalogistes et ne pas se laisser dépasser, elles ont dépouillé, mis leurs dépouillements en ligne en trouvant des coopérations pour le faire, publier sur leurs sites leurs bulletins en enrichissant les sujets. Bref elles s'en sont servis.

Je vois peu de professionnels en faire autant et je me pose la question : allons-nous rater la révolution Internet ? J'ai parfois l'impression que nous ne faisons pas partie de la communauté généalogique sous prétexte que nous sommes des professionnels, comme si nous nous étions mis à part sous prétexte d'expertise payante.

Regardez le hors-série "Internet et Généalogie" et comptez les sites des généalogistes professionnels qu'ils recommandent. Si j'ai bien compté, les doigts d'une main vous suffiront. Sur 1305 sites proposés. 0,38% ! De la présence, il n'y a pas à dire ! Et là, je comprends mieux les craintes de Jean-Bernanrd Laurent sur la possible disparition de la profession. Car nous sommes en train de nous planter.

Mais ce n'est qu'une opinion personnelle.

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La numérisation des départements a-t-elle un rapport avec le dynamisme des associations ?

Par Stéphane Cosson le 21 décembre 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Une question que je me pose en analysant au plus fin les résultats de la ligne SOS : la numérisation des départements a-t-elle un rapport avec le dynamisme des associations ?

Cela peut sembler curieux de la poser ainsi mais je pense qu'il faut se la poser. Je n'ai pas encore toutes les réponses, ma grosse commande de paléo me prenant beaucoup de temps pour le moment. Toutefois, j'ai commencé une comparaison cartographique à partir des informations qu'il existe sur la généalogie en France, dans ce domaine. Pour essayer de comprendre pourquoi c'était principalement le sud-ouest et la région parisienne qui avaient appellé SOS, au départ.

La région parisienne, cela me paraissait clair, la plupart étant des expatriés. Mais le sud-ouest ? Pourquoi cette grande région en particulier ? Quelle pouvait être sa spécificité du point de vue généalogique ?

C'est mon secteur géographique en plus, cela peut donc m'être utile. Joignons-le à l'agréable. Je suis persuadé qu'une des réponses se trouve dans cette question : le lien entre dynamisme des associations et numérisation des départements. Plus je cartographie, plus cela me semble évident. Mais il va me falloir plus de temps pour pouvoir tout analyser.

En attendant, si cela vous déclenche des hypothèses, des envies de commentaires, n'hésitez pas. Je les accueille toujours avec plaisir, vous le savez.

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Quel est le marché de la généalogie ?

Par Stéphane Cosson le 26 novembre 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je continue de passer mon travail à la moulinette pour toujours essayer de comprendre ce que j'ai mis en place et pour pouvoir mieux le monétiser.

Je ne vais peut-être pas me faire des amis en disant cela, mais il me semble que le marché  de la généalogie est un marché dominé par  un effet de réseau. Dans ce genre de marché, les participants communiquent aisément entre eux. On a ainsi plutôt tendance à suivre les autres. Ce qui peut entraîner un effet moutonnier. Mais cela pousse aussi à une concentration du pouvoir : les riches deviennent plus riches car de petites différences entre les parts de marché peuvent très vite s'amplifier et devenir grandes et, de ce fait, l'écart entre le numéro un et les autres tendre à être plus large.

Il me semble aussi que nous ne sommes pas véritablement un marché segmenté par les prix. Il n'y a pas à ma connaissance de producteurs de luxe, une production intermédiaire et des personnes fabriquant du bas de gamme.

Regardez les tarifs horaires des professionnels : même s'is peuvent être très différents, tous se situent autour de 30 €. Ceux qui font les tarifs les plus chers les font grâce à leur réputation, peut-être aussi parce qu'ils ont eu à un moment donné une stratégie maximale en essayant de "phagocyter" toutes les possibilités. Et les professionnels sont bien regroupés pour partie dans des chambres syndicales qui, vu à travers le prisme de mon expérience, aplanissent.

Je me dis que c'est peut-être pour cela qu'il est difficile de sortir du lot, que parfois je me heurte gentiment avec ceux qui m'accompagnent. Parce que cela semble verrouillé. Faudra-t-il casser le verrou ?

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Abondance et gaspillage dans la généalogie

Par Stéphane Cosson le 22 novembre 2009 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Ce sont peut-être de fausses interrogations. C'est peut-être une manière de voir différemment mon environnement. Pour le  moment, je ne le sais pas. Ce dont je me rends compte, c'est qu'il y a actuellement abondance dans le domaine de la généalogie. Autrement dit, et cela peut paraître bizarre de l'écrire ainsi, la matière première "généalogie" est devenue gaspillable.

Ce qui me l'a fait réaliser, ce sont quelques paragraphes de Chris Anderson que j'ai grapillé dans son ouvrage sur l'économie du gratuit :

Et plus les produits sont faits d'idées au lieu de matière, plus vite ils peuvent devenir bon marché. C'est la racine de l'abondance qui mène à la gratuité dans le monde numérique, ce qu'on résume aujourd'hui sous l'expression "loi de Moore".

Mais cela ne se limite pas aux produits numériques. Toute industrie dans laquelle l'information devient l'ingrédient principal aura tendance à suivre cette courbe d'apprentissage composée : ses performances progresseront tandis que ses prix baisseront.

Si les transistors (exemple pris par l'auteur pour démontrer la loi de Mead) deviennent trop peu coûteux pour qu'on les compte, alors cessons de les compter et de réfléchir à leur coût. Renonçons à les conserver comme un bien rare et traitons-les comme la fourniture abondante qu'ils sont. Autrement dit, on devrait littérallement se mettre à les gaspiller.

Alan Kay avait compris que le rôle du technologue n'est pas de trouver à quoi peut servir la technologie. C'est de faire qu'elle soit si peu coûteuse, si aisément utilisable, si répandue que n'importe qui puisse l'utiliser, de sorte qu'elle se propage à travers le monde et envahisse toutes les niches possibles. Nous utilisateurs, nous trouverons quoi en faire car nous sommes tous différents.

Ces paragraphes posés un peu au hasard peuvent surprendre. En fait, je me suis dit, en les regroupant, qu'actuellement nous sommes en  complète et totale possibilité de gaspiller les données généalogiques. Entre les associations qui dépouillent et qui mettent sur le net, les Archives qui mettent sur le net, les particuliers qui mettent leurs arbres sur le net, nous avons plétore d'information. Elle ne devient plus rare, comme elle pouvait l'être il y a disons 20 ans. Son coût diminue, d'où à mon avis la raison de ces pétitions qui circulent contre l'exploitation rémunérée de la donnée généalogique.

Par contre, ce qui restera toujours rare, c'est la capacité de chacun de l'exploiter cette donnée généalogique. Et il me semble que c'est là que se situe désormais la véritable question du prix dans le domaine de la généalogie. Parce que nous sommes tous différents, que nous avons tous la possibilité de remplir différemment ce chaudron qu'est la donnée généalogique.

En tant que professionnel, ce que je fais payer, ce n'est pas de l'information généalogique, comme je pouvais le faire à la naissance de ce métier, c'est désormais ma capacité de trouver de nouvelles exploitations de cette donnée, c'est aussi ma capacité de pouvoir la trouver plus rapidement, de posséder les bons outils, les bons réflexes au bon moment. Ce que je peux faire payer ce sont mon expertise et ma créativité à partir de ce matériau brut qu'est la donnée généalogique. Du coup, je peux devenir en quelque sorte de plus en plus ambitieux dans les projets que je peux mettre en place, à m'attachant à des fonctions d'un ordre plus élevé, à de nouveaux marchés.

Nous ne sommes, je crois, qu'au début de l'exploitation de la donnée généalogique abondante. Parce que nous n'avons de seule limite que notre imagination.

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Généalogie baroque

Par Stéphane Cosson le 14 novembre 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Cela peut paraître bizarre, écrit comme cela. Mais je crois que c'est complètement possible. La généalogie, cela peut être baroque. Une explosion de sensations, de couleurs. Le déferlement à l'italienne plutôt que le coucou suisse. Je viens de m'en rendre compte en rédigeant un texte de présentation pour une transcription.

Voici que j'y écris (en partie) :

Des feuilles de papier, une gomme, un crayon à papier, un stylo fluo et vous êtes prêts. Ne vous contentez pas de lire. Ecrivez tout ce que vous lisez. Un mot ne vous semble pas clair ? Parlez-le. Comptez vos jambages sans vous prendre les pieds dans le tapis avec la traitresse lettre E.

Il y a des blancs dans ce que vous déchiffrez ? Pas grave, cela m’arrive aussi. Vous encadrez d’une manière ou d’une autre les blancs et vous continuez de lire. Ne vous y arrêtez pas. Ne vous bloquez pas dessus à essayer de comprendre à tout prix. Vous ne lisez pas un mot, des phrases ? Vous les encadrez, vous y mettez un coup de stylo fluo. Et vous avancez. Vous y reviendrez plus tard, quand vous aurez lu tout le reste du texte. Vous pourrez alors prendre du temps, vous aider de ce qui entoure et que vous avez déchiffré pour comprendre le sens de ces blancs. Et vous verrez, ils se rempliront petit à petit, lettre par lettre.

 

Jouez avec le texte que vous déchiffrez. faites un pendu pour chaque mauvaise lettre que vous lirez. Prenez-y du plasir. Eclatez-vous dans le déchiffrage. Je vous garantis que c'est possible.

En y réfléchissant, cela peut permettre d'éviter de s'y ennuyer. D'y mettre un peu de peps. De toujours y trouver du plaisir.

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L'homme instant

Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2009 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Lors d'une formation que j'ai suivi la semaine dernière, le formateur présentait les différents types d'hommes dans le temps.

Pour lui, il a existé, et il existerait toujours ?,  jusqu'à présent quatre type d'hommes :

  • l'homme archaïque : il a des rythmes et des rituels. Il est ancré sur le passé.
  • l'homme prospectif : il a des visions et des projets et il est ancré vers l'avenir.
  • l'homme présent : encastré dans le présent (d'où son nom), il a des obligations, des aléas.
  • l'homme instant : détaché de tout idéal, il est dans la compulsion et le désintérêt. Selon lui, mais il ne s'agit que de son opinion, c'est l'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien.

J'ai trouvé le dernier type d'homme intéressant. L'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien. Bref, c'est comme cela que je le perçois, un consommateur impatient. Selon le formateur, c'est l'homme actuel, celui qui surfe sur Internet, qui s'impatiente si au bout de trois sonneries de téléphone, on ne lui répond pas, celui qui ne peut pas faire une action en continu pendant plus de sept minutes.

Par rapport à la généalogie, au temps de la recherche, ce type d'homme m'interpelle. Je ressens un décalage. En fait, je me demande dans quel type d'homme pourrait se situer le généalogiste lambda. Et pour le moment, je n'arrive pas à trouver une réponse qui me satisfasse pleinement.

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Deuxième réponse à Alain

Par Stéphane Cosson le 20 août 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je reviens vers vous avec cette phrase : Depuis le départ, votre témoignage sur votre CA et votre investissement horaire me laisse dubitatif sur la rentabilité du métier. Cette phrase me semble vraiment une phrase importante, voire même primordiale.

La rentabilité du métier. Je ne suis pas sûr qu'actuellement beaucoup de généalogistes professionnels installés se soient posés cette question. Cela fait plusieurs fois que je propose à certains confrères de s'associer pour proposer de la formation professionnelle, vers la prospective, le marketing, vers une réflexion du métier, aux généalogistes professionnels. Et la seule réponse que j'ai c'est : "NON, NON, NON ET NON. C'est  une source d'emmerdes, on n'est pas assez nombreux, intéressons-nous à former nos clients !"

Il me semble pourtant que si nous formons notre clientèle et si nous ne nous formons pas, au bout d'un moment, nous aurons mieux formé notre clientèle que nous ne le sommes. Et nous nous serons alors tiré une balle dans le pied. Je crois que la rentabilité du métier est quelque chose de primordial à réfléchir. IL faudra bien à un moment se mettre autour d'une table et se poser ensemble la question : la généalogie professionnelle c'est quoi ? Comment pallier les mises sur Internet ? Quels partenariats pouvons-nous faire ? Pour quoi ? Sinon, autant ne pas perdre son temps et faire autre chose.

Mais combien de généalogistes installés l'ont véritablement compris ?

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Un SMIC brut mensuel

Par Stéphane Cosson le 5 août 2009 | Commentaires (5) Commentaires | Permalink

J'ai rajouté un commentaire à ma dernière note. Mais tout le monde ne lisant pas forcément les commentaires, j'ai préféré le mettre aussi sous forme de note.

Je crois que cela peut faire réfléchir.

Actuellement, le SMIC mensuel brut est de 1337,70 €. Si on calcule à l'année, cela fait un montant brut de 16052,40 €.


Imaginons que ce montant-là soit le montant du bénéfice réalisé par le généalogiste professionnel. Et on remonte alors, en rajoutant les charges petit à petit, jusqu'à obtenir un montant de CAHT. Par charges, j'entends Sécurité Sociale (6,5% du bénéfice), retraite (8,6% du bénéfice + 756 € de complémentaire + 76 € pour invalidité et décès), Urssaf (5,4% sur 11000 € + 8 % sur 11 000 € et sur le montant de la Sécurité Sociale et sur le montant de la retraite + 46 € pour la formation) et des frais généraux équivalents à 60% du bénéfice.


Ce montant de CAHT obtenu est alors divisé par 1050 heures. C'est notre nombre d'heures facturables de production en considérant qu'on travaille 5 jours par semaines, 50 semaines par an (seules sont enlevées 2 semaines de fermeture des AD, les vacances ne sont pas prises en compte, et souvent on profite des semaines de fermeture pour récupérer le retard qu'on a pu prendre dans nos autres tâches), que seuls 3 jours de travail sont possibles dans la semaine (deux jours étant pris par les trajets, la comptabilité, le commercial...) et en prenant en compte 7 heures de travail effectif journalier (les Archives n'ouvrent presque jamais 8 heures d'affilée). Nous arrivons à un tarif horaire d'une trentaine d'euros. C'est peu ou prou notre tarif horaire TTC.


Sachant que les frais de déplacement sont remboursés par le client, que ce sont des frais que le généalogiste professionnel avance. Ils n'entrent donc pas dans la rémunération.

Alors, connaissez-vous une profession libérale qui travaille pour toucher un SMIC brut mensuel ? Personnellement, à part nous, non.

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Revoir le business model

Par Stéphane Cosson le 4 août 2009 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

J'ai pris quelques jours de réflexion dans cet été et plus j'avance dans ma réflexion, plus je me dis qu'il faut revoir mon business model.

Je m'appuie pour cela sur la Directive européenne relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles qui est la seule instance à avoir rédigé une définition légale de la profession libérale (ce que je suis) : La profession libérale désigne toute profession exercée sur la base de qualifications professionnelles appropriées, à titre personnel, sous sa propre responsabilité et de façon professionnellement indépendante, en offrant des services intellectuels et conceptuels dans l'intérêt du client et du public.

Je trouve la définition intéressante sur deux points : qualifications professionnelles appropriées (donc formation continue pour rester au top) et service intellectuel (donc coût horaire en rapport).

Je suis ensuite allé voir aussi une étude de l'INSEE sur les revenus des travailleurs indépendants. Hors micro-entreprise, tous secteurs confondus, le résultat courant avant impôt en moyenne en 2005 est de 25 900 €, 22 100 € si on y ajoute les micro-entreprises. Ce qui nous fait un tarif horaire aux alentours de 45 €.  Ou, si vous préférez, un coût à la journée de 360 €, hors frais de déplacement bien sûr. La profession de généalogiste familial dans son ensemble en est loin.

C'est une moyenne. Si je me base sur les professions purement intellectuelles, qui ne font pas de commerce, qui sont des professions libérales dans le sens de la Directive européenne, le tarif horaire passe  à 83 €. Soit un coût à la journée de 664 €, toujours sans les frais de déplacement. Nous en sommes encore plus loin.

La question que je me pose : est-ce que je ne suis pas en train de dévaloriser mes compétences ?  Ma crédibilité en tant que professionnel ? Je crois que c'est vraiment une question à laquelle il me faut apporter une réponse, rapidement. Pour pouvoir travailler sur un nouveau business model en toute tranquilité.

Voir aussi : Prospective

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