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La provenance des clients

Par Stéphane Cosson le 10 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Une question que nous nous sommes posés avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn : D'où proviennent mes clients ? Quel peut être l'élément déclencheur qui fait qu'ils viennent vers moi plutôt que d'aller vers un concurrent ?

J'ai donc repris l'ensemble de ma clientèle depuis le début, recherché dossier client par dossier client si dans leur courrier, ils me donnaient un élément de réponse. J'ai pu ainsi établir une statistique sur neuf ans. Je ne lui trouve qu'un seul défaut : les résultats sont lissés alors qu'il y a eu des modifications pour le moins notables entre 2000 et aujourd'hui, notamment dans le cadre de ma réputation ou de ma manière de communiquer vis-à-vis d'eux.

Voici ce que je peux déjà en tirer : en 9 ans, j'ai eu 225 clients qui m'ont demandé de leur faire des recherches généalogiques. J'ai une autre clientèle, qui est venue me voir pour d'autres raisons mais je me suis contenté d'analyser uniquement celle-ci.

  • 21% sont des personnes que j'ai rencontré aux AD ou qui m'ont été envoyés par les AD.
  • 17,77% m'ont contacté par le biais d'Internet.
  • 16,40% appartiennent aux associations généalogiques dont j'ai pu être membre. Ils m'ont connu grâce aux articles que je publiais dans les revues, aux réponses que je pouvais donner aux questions posées, aux responsabilités que je pouvais avoir.
  • 13,77% m'ont écrit après un premier contact téléphonique.
  • 10,66% sont venus par le biais de confrères ou sont des confrères qui m'ont sous-traité des dossiers.
  • 7,55% ont suivi mes cours.
  • 4,44% sont des contrats décrochés lors de Salons.
  • 3,55% m'ont écrit en faisant explicitement référence à un article paru dans une des revues vendues en kiosque.
  • 2,66% m'ont écrit en faisant explicitement référence à un autre de mes clients.
  • 1% sont venus par le biais de SOS Généalogie.

Comme je le disais, ils ne viennent pas de la même manière il y a neuf ans que maintenant. Simplement parce qu'il y a la mise en ligne des archives qui fait que je ne rencontre plus ceux qui faisaient des recherches sur les BMS ou les NMD exclusivement : ils ne sont plus en salle de lecture ou s'ils viennent aux AD, en tout cas pour le Tarn, nous ne sommes plus dans la même salle. Pendant 3 ans, je n'ai pas eu de site Internet et une fois que j'en ai eu un, je l'ai régulièrement fait évoluer. Je ne fais plus partie d'associations généalogiques depuis quelques années. Je fais très peu de salons. J'écris beaucoup plus maintenant dans les revues qu'il y a neuf ans.

Les résultats sont donc complètement lissés.Je ne sais pas de plus comment ceux qui m'ont contacté par téléphone au départ ou par Internet m'ont connu, quel a été le facteur déclenchant. Je me suis contenté de noter ce qu'ils m'écrivaient. Mais cela peut donner déjà une première piste de réflexion.

 

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Conseils à Jennifer

Par Stéphane Cosson le 9 octobre 2009 | (5) Commentaires | Permalink

Vu le nombre de questions, je pense que cela peut être plus intéressant que je vous réponde par le biais d'une note afin que d'autres puissent en profiter. Je pense même que cela va prendre plusieurs notes.

Convaincre le conjoint qu'il ne s'agit pas que d'une lubie et que la généalogie n'est pas qu'une passion de vieux va être le plus difficile. J'en parle par expérience. Vous allez donc commencer par cela et oubliez l'auto-entrepreneur au moins dans un premier temps. Parce que passer de salarié à entrepreneur n'est pas une chose simple, innée. C'est véritablement de l'acquis. Passez plutôt par une couveuse,  une pépinière, une coopérative d'entreprise, ou toute autre chose dans ce style pour solidifier vos bases. Faites-vous accompagner. Ce peut être aussi votre Chambre de Commerce ou la boutique de gestion du coin. Je me fous de la structure, disons-le clairement,  mais pas de l'apprentissage, pas de l'accompagnement. C'est vraiment hyper-important.

Blois ne sera qu'une solution partielle, qui va vous donner des pistes. Mais ne fera pas à votre place, n'apprendra pas pour vous. A ma connaissance, elle peut être prise en charge, partiellement.

Convaincre le conjoint va prendre des années. Cela fait neuf ans que je fais ce métier, huit ans que je vis en couple et que mon conjoint n'est toujours pas convaincu. C'est dire l'ardeur de la tâche. Apprenez à être entrepreneur. Vraiment !

Oubliez les 40 000 €. Vous avez une voiture, un ordinateur, du papier ? C'est suffisant comme budget de départ. Le site vous verrez plus tard. Quand vous aurez éclairci ce que vous voulez proposer à vos clients. Quand vous saurez votre zone de chalandise.

Pouvez-vous vous absenter plusieurs jours de file, voire une semaine entière ? Cela ne va-t-il pas gêner vos trois garçons ou votre mari ? Votre étude de marché sera en fonction de ce choix géographique de déplacement. La fréquence des déplacements hors département, c'est vous qui la choisissez. Allez interroger les généalogistes déjà installés de votre secteur et en fonction, choisissez votre secteur, vos services. Qu'est-ce que vous allez apporter pour que des clients viennent, AD en ligne ou pas ?

Voilà ce que je peux vous dire pour le moment. Je réfléchis aux autres questions et je vous fais une nouvelle note dans la foulée.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Dix excuses contre la gestion de contenu

Par Stéphane Cosson le 26 septembre 2009 | (2) Commentaires | Permalink

L'Association for Infomation and Image Management donne ces dix excuses contre la gestion de contenu sur son site http://www.aiim.org :

  1. Si on en a vraiment besoin, on peut généralement retrouver le document. Il suffit d'envoyer un courriel à toutes les personnes concernées et d'attendre. L'une d'elles le trouvera bien pour nous.
  2. Personne ne nous poursuivra pour cela. Ce n'est pas un délit.
  3. Il faut bien faire des choix et la gestion des contenus n'en fait pas partie. Bon d'accord, classer un document coûte 20 €, retrouver un document non classé 120 €. Mais six fois plus, en cette période de crise, c'est rien.
  4. L'environnement ? Sauver la planète ? Le Développement durable ? C'est bon quand on trie les déchets mais pas dans la gestion de contenu. Un document est en moyenne photocopié 19 fois ? Ah bon !
  5. On a de quoi s'occuper : 50% du temps est passé à chercher la bonne information.
  6. C'est bien mieux de toujours réunir tout le monde pour travailler ensemble que de savoir qui réunir de manière pertinente.
  7. Je ne suis pas dans une zone à risques. Même pas mal !
  8. La sécurité stratégique des informations n'est pas dans la liste des priorités.
  9. Le changement coûte cher.
  10. La gestion de l'information est complexe à mettre en oeuvre et n'est pas si vitale que cela.

Certaines de ces excuses sont propres à l'entreprise. Mais il me semble que d'autres peuvent s'appliquer à nous les généalogistes. Il me semble qu'elles peuvent en tout cas nous faire réfléchir sur la manière que nous avons tous de classer les renseignements généalogiques que nous récupérons. Et sur les améliorations possibles pour pouvoir les retrouver rapidement sans s'énerver, y compris quand elles sont classées dans un logiciel et qu'on a l'impression qu'alors tout va bien. Pas si sûr... Faites-vous des sauvegardes externes régulières  ? Et si votre ordinateur plante ? Vous les récupérez comment vos données ?

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Les archives des sciences sociales et humaines

Par Stéphane Cosson le 20 septembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Un des numéros récents de La Gazette des Archives portait  sur ce thème. J'y ai picoré des pistes de réflexion intéressantes.

Tout d'abord un producteur de données, un historien, un ethnologue par exemple, voire même un généalogiste (et après tout, pourquoi pas, la généalogie est bien dans ce thème) ne se préoccupe que rarement de la pérennité des informations qu'il recueille au cours de ses enquêtes, ce dernier mot entendu dans son sens le plus large. De même, un archiviste ne se prononce pas sur l'usage des documents dont il s'efforce de maintenir durablement l'accès possible. Les deux mondes semblent complètement séparés.  Et pourtant...

Un scientifique, là encore au sens le plus large du mot, n'est pas qu'un simple consommateur de données. Il en est aussi le créateur. Quand vous faites votre arbre généalogique, vous allez chercher de l'information que vous structurez d'une certaine manière. Vous créez la structure "arbre généalogique", vous créez du sens de même que l'historien ou l'ethnologue prend des notes et ensuite crée du sens à partir de celles-ci.  Tous, historien, généalogiste, ethnologue se servent d'archives déjà constituées pour élaborer un corpus documentaire qui a la potentialité de devenir archive à son tour.

Ceci reste vrai si nous restons dans le régime documentaire de l'imprimé, du papier pur et dur. MAIS... La révolution numérique a bousculé tout cela. Elle a imposé de nouvelles pratiques, elle a offert de nouveaux usages, elle a altéré la signification des différentes notions. Après tout, tout n'est-il pas une banque de données désormais ? Quand les Archives mettent l'état civil sur Internet, n'y mettent-elles pas plutôt des banques de données d'images ? De même pour vous pour un arbre généalogique.

De ce fait, s'il ne peut être vu, repéré, lu,compris, su, retenu, un document n'est d'aucune utilité quand il est numérique. Désormais vous avez un fonds et une structure qu'est le langage informatique. Cela situe à nouveau le document dans le processus de sa production et de ses usages. D'où cette importance primordiale du référencement dans les moteurs de recherches.

Un dispositif informationnel, l'expression est jargonneuse au possible mais je n'en trouve pas d'autre, tire désormais son efficacité de sa capacité à articuler une masse documentaire aux besoins actuels de l'organisation qui en est productrice. L'information se rapporte à ici et maintenant, un contexte actuel, des actes actuels, des opérations actuelles. Pourquoi maintenant avez-vous besoin de telle information ? Pourquoi maintenant allez-vous organiser vos informations de cette manière et pas d'une autre ? Pas pour vos besoins futurs, pas pour un usage futur. Maintenant.

Et dans ce cas-là, la manière dont vous vous organisez maintenant va entraîner une forme de stockage de vos documents, qui sera susceptible mais plus tard d'en assurer le partage et le réemploi. Il me semble que cela ouvre des perspectives de réflexion sur ce que l'on fait et pourquoi on le fait.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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La journée de travail d'un professionnel de l'information

Par Stéphane Cosson le 19 septembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Le cabinet Basex a mené une étude sur la journée de travail d'un professionnel de l'information. D'aucuns vont se récrier en disant que le généalogiste professionnel n'est pas un professionnel de l'information. Mais que gérons-nous d'autre, si ce n'est un type d'information particuliier : l'information généalogique  ? Que nous demandent nos clients si ce n'est de trouver l'information à leur place ?

J'ai trouvé cette définition sur Internet concernant l'information du point de vue de l'administration publique, définition que je trouve très intéressante :

Dans le contexte de l’administration publique, nous considérons comme « information » toute donnée pertinente dont la collecte, le traitement, l’interprétation et l’utilisation concourent à la réalisation d’une mission gouvernementalerégionale, et départementale. La transposition en droit français de la directive de l'Union européenne concernant la réutilisation des informations du secteur public a précisé que les informations publiques « peuvent être utilisées par toute personne qui le souhaite à d'autres fins que celles de la mission de service public pour les besoins de laquelle les documents ont été élaborés ou sont détenus. »

Or il me semble que la généalogie rentre bien dans cette définition européenne..

Ce petit aparté pour revenir à la journée de travail d'un professionnel de l'information :

  • 25% de la journée est consacrée à la production de contenu.
  • 28% du temps est en fait des interruptions intempestives suivie du temps nécessaire à la concentration. Un exemple ? Vous êtes en train de déchiffrer un document du XVIe siècle et un lecteur vient vous voir parce qu'il n'arrive pas à lire son document et voudrait que vous lui en fassiez un résumé rapide (seulement la filiation, pas plus, pas plus ! Craché, juré !) ou encore il ne lit pas bien un prénom, un lieu ou que sais-je encore. Quand je suis au AD du Tarn, cela ne loupe jamais. A un moment donné, il y a quelques années, dans l'ancien bâtiment des AD, les lecteurs faisaient même la queue pour cela, c'est dire. Ce n'est pas que cela me gêne, je trouve cela plutôt positif en terme de reconnaissance des compétences. Mais parfois, on a envie de ne pas être dérangé quand la recherche que l'on fait s'avère plus compliquée que prévue. Remarquez : il m'arrive aussi d'aller tailler la bavette avec d'autres généalogistes quand je ne trouve pas ce que je cherche, histoire de faire un chouïa de vide dans ma tête.
  • 20% du temps est composé de réunions, plus ou moins utiles. Un exemple ? Je viens de recevoir une invitation à une réunion d'échanges sur l'organisation de séances d'analyse et de théorisation de la pratique en interne au vue de la dynamique de groupe et du coût par salarié pour le personnel éducatif technique. C'est sympa qu'ils aient pensé à moi mais je ne me sens pas du tout concerné, mais alors vraiment pas.
  • 15% sert à la recherche d'informations dont la moitié se solde par un échec. Peut-être parce que l'intitulé de la recherche n'est pas suffisamment précis.
  • 12% enfin est un temps de réflexion.

Il me semble que c'est quand même un éclairage interessant.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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C'est qui ton public ?

Par Stéphane Cosson le 7 septembre 2009 | (1) Commentaires | Permalink

Petite histoire qui est arrivée il y a quelques jours. Petite histoire qui n'a rien à voir avec la généalogie mais que j'ai trouvé intéressante dans le cadre de la réflexion qu'un professionnel doit mener.

Un ami me montre un flyer de taille A5. Ce flyer annonce la naissance d'une entreprise qui a pour but d'aider les non et mal voyants dans leurs travaux, leurs courses, etc. Jusque là, rien à dire. Je trouve cela plutôt sympathique comme idée d'entreprise. Sauf que...

C'est qui le public déjà ? Dites-moi  : ce sont des...des...des non et des mal voyants ! Vous êtes sûrs ? Des non et des mal voyants. D'accord ! D'accord ! Et... l'annonce en braille est où ?  Les gros caractères sont où ?  Il n'y a pas. Ah !

Alors dans ce cas-là, comment les non-voyants peuvent-ils savoir que l'entreprise existe s'ils ne peuvent pas lire le document ? Comment aussi, si ce sont des pattes de mouches relativement petites,  ton sur ton, où rien ne ressort , comment les mal voyants peuvent-ils déchiffrer ? La taille du flyer est-elle la bonne ? C'est bête de faire un flyer pour annoncer une entreprise qui a pour philosophie de vie de vouloir aider un type de population en particulier et de ne pas adapter le document à cette population.

Personnellement, vous m'excuserez l'expression et le mauvais jeu de mots, mais cela m'a sauté aux yeux. Le support n'était pas adapté au public visé. Et je trouve cela, vous m'excuserez l'expression, con. Il n'y a pas d'autres mots. L'entrepreneur n'a pas poussé sa réflexion jusqu'au bout. Il y a des questions qu'il ne s'est pas posé. Et c'est dommage. Parce que cela peut faire capoter l'entreprise bêtement. Essayer de toujours tout penser, ce n'est pas forcément simple. Mais c'est cela aussi la vie d'un entrepreneur.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Il n'y a pas de problèmes, il n'existe que des solutions

Par Stéphane Cosson le 12 juillet 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Vous me l'avez souvent entendu dire. Avec le départ de mon associé, il y a un an maintenant, j'ai tout un tas de tâches qui sont restées en rade. La priorité a été la clientèle, la récupérer, lui répondre, la rassurer. C'est bien normal, c'est elle qui me fait vivre.

Mais j'ai quand même ces tâches en rade, notamment :

·         Mettre à jour ma base de données sur Internet pour pouvoir permettre de proposer des pistes d’amélioration du site Internet au webmestre.

·         Indexer des photos sur Excel pour ensuite les proposer à la vente sur le site d’un de mes partenaires.

·         Mettre à jour une base de données sur Excel puis rechercher des coordonnées GPS afin de mettre en place une cartographie par le biais d’un SIG (Système d’information Géographique) sur cette base de données. Ce qui impliquerait aussi de faire une recherche comparative des différents SIG existant sur le marché.

 

J'ai reçu plusieurs fois des offres d'emploi. Moi-même, j'ai cherché à embaucher, surtout au début. Cela ne me plaisait pas qu'elles attendent, que ma créativité soit aussi mise en berne. Cela ne me plaît toujours pas d'ailleurs. Donc je cherchais des solutions. L'emploi (avec formation, mon associé m'avait au moins fait mettre le doigt sur cela : un professionnel, cela se forme et ce n'est pas parce qu'on est un bon généalogiste amateur qu'on sera un bon professionnel) me semblait en être une bonne.

Et puis j'ai discuté longuement avec mon nouvel expert-comptable, avec sa juriste. De mon travail, du passé de l'entreprise. De ce que nous n'avions pas écrit avec mon ancien associé et que nous aurions dû écrire. Du développement de la société. Du coût. Nous avons tout mis à plat. C'était nécessaire.

Nous avions envisagé d'abord cette solution de l'emploi, mais d'une manière différente, l'alternance puis une autre qui me coûte encore moins en faisant travailler des CAT ou des prisonniers. Mais parfois, la réalité impose la recherche de nouvelles solutions. Ne jamais s'arrêter à la première.

Donc direction le Net et faire un peu de veille. En allant d'un site à l'autre, en papillonnant sans idée préconçue, je suis tombé sur la Banque de Stages du Rectorat de Toulouse. Il y était possible de déposer des stages comme on peut déposer une offre d'emploi. Bon, bien sûr, trop tard pour une mise en place rapide. Mais cela attend depuis un an, cela attendra bien quelques mois de plus. Retard pour retard, on va pas chicaner non plus.

Mais j'ai pu rédiger une proposition avec eux. Et semble-t-il, selon ce qu'ils me disent, cela pourrait être intéressant pour plusieurs niveaux, plusieurs matières : BTS ou bac pro, informatique ou bureautique-secrétariat. A voir à partir de la rentrée ce que cela va donner. J'ai peut-être ma solution, sans devenir une boîte à stages non plus.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Les compétences d'un généalogiste

Par Stéphane Cosson le 30 décembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

Je viens de recevoir le rapport de stage de la jeune fille de terminale que j'avais eu il y a quelques semaines de cela.

Elle a listé les différentes compétences d'un généalogiste professionnel, telles qu'elle les percevait au fil de nos différentes conversations. C'est un regard extérieur qui me semble particulièrement intéressant.

Pour elle, un généalogiste professionnel doit avoir des connaissances essentielles :

  • en histoire.
  • en ethnologie.
  • en paléographie.
  • en latin et en occitan (pour un généalogiste du midi, sinon dans la langue locale du coin).
  • en géographie.
  • en gestion.
  • en pédagogie.

A mon sens, elle en a oublié une : en archivistique. Il est indispensable que le généalogiste professionnel puisse comprendre le cadre de classement des archives pour savoir où aller chercher les documents, pourquoi ils ont été placés dans tel fonds et pourquoi ce fonds se trouve dans cette série et non dans celle-ci.

Les quatre premières me paraissent évidentes. Les autres le sont peut-être moins.

Pour ce qui est de la géographie, ce n'est pas évident au prime abord. Et pourtant, ce qu'on appelle la géographie historique, c'est-à-dire comprendre comment notre pays s'est formé, ses différentes institutions, est vraiment un plus. De même pour des connaissances basiques en cartographie.

De même pour la pédagogie. Je dirais plutôt "pédagogie avec un zeste de psychologie". Comme elle l'écrit si justement : "Un généalogiste est au service de ses clients. Lorsqu'il rend un arbre généalogique, il est donc nécessaire de pouvoir expliquer sa démarche et ses "trouvailles" à son client."

J'ai beaucoup apprécié qu'elle mentionne les compétences en gestion qui peuvent être tellement omises. Comme elle l'écrit : "Une étude généalogique correspond avant tout à une entreprise dont le but est la recherche de profit ; investir en publicité pour se faire connaître, développer de nouvelles idées (innovations) ou s'associer avec d'autres études est donc à prendre en compte."

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Le généalogiste, un confesseur qui s'ignore ?

Par Stéphane Cosson le 1 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Un de mes clients m'a demandé de lui éditer ses arbres généalogiques avec du papier permanent. Comme les feuilles de papier permanent sont plus petites que ses arbres généalogiques, ce sera sans doute avec de la toile blanche s'il en est d'accord.

J'étais donc avec l'infographiste chez l'imprimeur pour discuter du devis et des différentes possibilités. Et au cours de la discussion...

Au cours de la discussion, l'infographiste se rend compte que je suis généalogiste professionnel. J'avais dû être trop discret à ce sujet, je ne sais. Mais il a dû se sentir en confiance tout d'un coup.

Et alors que nous étions sur les questions techniques (épaisseur de la toile, pliure de celle-ci ou pas, garantie de vie), le voilà qui me parle de sa famille, du parcours géographique de celle-ci, de ce que son père avait découvert, de ce qu'il aimerait découvrir...

Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive et cela me fait toujours bizarre. Soit j'inspire confiance, soit c'est mon métier de généalogiste qui prête à la confidence. Je ne sais pas.

Dans tous les cas, cela relève de l'intime. Je connaissais le rapprochement psychologie et généalogie, je crois qu'il faut en faire un autre entre la confession et la généalogie. Je crois que nous sommes dans le même ordre d'idée. Dans la confession, ce qui compte ce n'est pas la longue litanie des péchés mais la réconciliation avec la puissance divine. Pour moi, c'est vraiment le même ordre d'idée.

Je m'explique : la famille, il me semble, a un poids certain sur les épaules de tout un chacun. Nous ne sommes que des maillons d'une chaîne. J'aurais plutôt tendance à parler de Famille dans ce cas-là.

Faire ses recherches généalogiques, c'est aussi mettre le pied dans certains secrets enfouis au plus profond de nous, de notre histoire, c'est les mettre au grand jour. Et c'est aussi une manière de se réconcilier, il me semble, avec nos ancêtres.

Les ethnologues disent bien que les généalogistes, d'une certaine manière, réinventent leur histoire familiale et en même temps leur histoire personnelle. Et ne dit-on pas que les psy (quoi qu'il y ait derrière) sont des confesseurs laïcs ?

C'est une idée comme cela, en l'air, qu'il faudrait peut-être creuser, que ma rencontre d'aujourd'hui en tout cas m'a inspiré.

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L'information comme un stock

Par Stéphane Cosson le 4 novembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Dans le dernier numéro d'Archimag, j'ai lu une très intéressante interview, parfois un peu jargonneuse inutilement. Elle donnait le point de vue d'une spécialiste de l'information sur les mutations du monde de l'information.

Bien évidemment, quand je l'ai lue, j'ai fait le rapprochement avec notre petit monde de la généalogie. Que nous dit-elle ?

Que ce soit un archiviste, un documentaliste ou un bibliothécaire, ils constituent chacun un stock. Leur tâche ? Le rendre le plus pertinent possible, le décrire, l'indexer avec un maximum de précision. Le coeur de métier de chacun tourne autour de ce stock. Mais pas seulement. Il s'agit aussi pour chacun d'eux désormais de conseiller, de formaliser, de traduire des besoins. Car le besoin de visibilité et d'accès aux documents s'accroît exponentiellement actuellement.

Pour cette spécialiste (dont j'ai zappé le nom à une vitesse surprenante), il est impossible d'être exhaustif de façon permanente sur un sujet donné. Ce qui implique de travailler en réseau afin de constituer des fonds virtuels. Et ce travail en réseau est désormai incontournable.

Tout cela entraîne un déplacement du centre de gravité des rôles de chacun. Pour elle, et c'est là que cela commençait à devenir jargonneux pour moi mais je vous le livre tel quel car il y a quand même une belle image à mon avis, il faut tout d'abord agir en amont : décrire l'information à des niveaux de granularité divers et repenser l'accès à chacun d'eux. J'aime bien l'image de la granularité. Cela me fait penser à un tamis plus ou moins fin.

Il faut aussi agir en aval c'est-à-dire accompagner les utilisateurs pour répondre à leur demande d'autonomie. Il y a beaucoup à inventer en terme de pédagogie. Pour elle, il faut faire confiance au sens critique des utilisateurs quant à l'appréciation de la qualtié de l'information tout en leur donnant, tout en leur apprenant un certain nombre de réflexes comme, par exemple, l'identification systématique des sources.

Du coup, seule l'information compte. Il faut oublier impérativement sa localisation physique. Seule l'information compte et son authentification uniquement par un professionnel.

J'aime beaucoup cette idée de stock. Qui dit stocks dit gestion de ceux-ci, travail à flux tendu pour perdre le moins d'argent possible. Imaginer l'information comme un stock. Cela veut dire aussi que cette information non seulement a un coût  mais, surtout, que le marché lui reconnaît une valeur pécuniaire. Nous changeons d'optique, de monde. Et si nous nous placeons dans cette optique, il ne peut plus y avoir de polémique sur la vente de stocks d'informations, qu'elles soient généalogique ou autre. J'aime beaucoup cette idée de stock car elle ouvre des perspectives.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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