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Segments d'activité

Par Stéphane Cosson le 21 août 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Depuis que je suis installé, j'ai toujours segmenté mon activité.

Au départ, c'était pour savoir quel était le secteur qui me rapportait, notamment quand je testais mon activité dans la coopérative d'activité. Et puis, j'ai continué car je trouvais cela pratique.

En lisant l'ouvrage sur les alliances stratégiques, je me rends compte que cela a une autre utilité.

Segmenter l'activité ? Oui mais comment ?

Pour Anis Bouayad, le haut de la pyramide, c'est le métier soit la vocation, la mission, la vision de l'entreprise. Mon métier : généalogiste familial.

En-dessous, nous avons le domaine d'activité stratégique : ensemble de savoir-faire dont la maîtrise permet de répondre à un ensemble cohérent de besoins clients groupés en plusieurs segments. Personnellement, j'ai traduit cela par mes différentes strates : recherches généalogiques pures, patrimoine, formation, publications et maintenant ligne audiotel.

Troisième niveau, le segment stratégique qui est un ensemble de produits-services apportant une valeur ajoutée homogène aux clients, relevant d'un effet de compétence identifiable et cohérent. Si je prends les recherches généalogiques pures, cela se divise en : généalogie-cadeau, déblocage et solution d'un problème généalogique, arbre généalogique complet, arbre généalogique partiel, lectures de documents anciens. Chacun est bien une prestation, un produit-service qui répond aux besoins de mes clients.

En ce qui concerne les alliances que je veux mettre en place, je sais ainsi que je les cherche sur deux domaines d'activité : la ligne audiotel et Internet, un nouveau domaine que je veux mettre en place. Il me semble qu'ainsi avec mes partenaires possibles, nous allons pouvoir parler sur le même niveau de compréhension. Cela me semble plus clair.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Récupérer de la clientèle perdue

Par Stéphane Cosson le 8 novembre 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

La mésaventure arrivée à ma consoeur, les différents commentaires que cela a suscité, m'ont fait penser à ce qu'écrit Michael Porter à propos de la clientèle perdue.

Il me semblait que cela peut s'appliquer à la généalogie professionnelle et qu'une petite perspective historique peut être intéressante.

Pour résumer très brièvement la pensée de Michael Porter, il disait que si une entreprise ne prenait pas une place, un autre s'en chargerait à sa place et il serait alors très difficile de la récupérer. Cela a l'air d'être une lapalissade, ou du bon sens, mais cela vaut la peine parfois de le rappeler.

Que s'est-il passé au niveau de la généalogie professionnelle familiale ? A ma connaissance, la majorité des professionnels ont coupé les ponts avec le monde généalogique associatif. Ce qui est, à mon avis, une erreur. On peut toujours apprendre l'un de l'autre. Et je crois que c'est de là que vient la méfiance du monde associatif pour les professionnels.

Quand le monde associatif a mis  ses relevés en vente sur Minitel d'abord puis sur Internet, le monde professionnel n'a pas suivi. Là encore, à mon avis, ce fut une erreur. La place était possible pour les deux.

De ce fait, je crois que le monde associatif a occupé une place laissé libre, volontairement ou pas, par les professionnels. Ce qui explique actuellement le flou.

Actuellement, je parle de listes-éclairs, de chaînons manquants à mes collègues. Ils trouvent mes idées géniales. Je vais être beaucoup plus modeste. Il s'agit simplement de recettes qui sont utilisées depuis longtemps par les associations.

Mettre sur Internet sa liste-éclair en référençant les noms de famille, cela permet de réduire les coûts en publicité car c'est une autre manière de se faire connaître et de faire connaître son travail.

Travailler sur les chaînons manquants, cela permet de créer du lien entre les différents professionnels que nous sommes. C'est une manière de créer de l'entraide au niveau professionnel.

Vendre ses relevés, les actes "dormants" et inutilisés sur Internet ou autrement, c'est rentabiliser le plus possible ses recherches et avoir une autre possibilité de revenus.

C'est simple mais cela marche. Cela ne permettra peut-être pas de récupérer la place laissée vacante. Mais ainsi, il me semble que le choix pourra être fait plus équitablement entre associations et professionnels. Peut-être apprendrons-nous à mieux nous connaître et à ne plus avoir peur les uns des autres (la peur étant à mon avis dans les deux sens).

Voir aussi : Secteurs d'activité

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"Il est partout"

Par Stéphane Cosson le 17 septembre 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Il me semble en avoir déjà parlé : actuellement, le président d'une association de généalogistes amateurs à laquelle j'appartiens encore me reproche d'être un professionnel.

Un de ses reproches, d'après un des adhérents qui m'a appelé au téléphone, serait le suivant : "Il est partout et a dans l'idée de monter une affaire pour se faire de l'argent".

Le reproche est pour le moins intéressant et me permet de rebondir sur l'orientation client.

Avant toute chose, je crois qu'un petit rappel théorique s'impose : Hélène Lacroix-Sablayrolles, dans son ouvrage sur l'orientation client, décrit plusieurs niveaux. Je vais les reprendre un par un avant de donner mes réflexions que m'inspire ce sujet.

Niveau 1 : période du "fournisseur roi" :

Selon Hélène Lacroix-Sablayrolles, l'entreprise entretient vis-à-vis de sa clientèle une attitude arrogante. La culture de l'entreprise est une culture de production : fabriquer pour répondre à la demande (plus importante que l'offre). De ce fait les prix sont élevés et l'entreprise ne se soucie pas des services.

Les entreprises dans cette période sont actuellement en voie de disparition selon elle.

Niveau 2 : période "conquistador" :

L'entreprise est attaquante et motivée mais franchit avec difficulté ses paliers de croissance. Elle ne cherche pas à fidéliser ses clients ni à anticiper la matûrité des marchés. Ce qui l'intéresse, c'est une croissance à deux chiffres.

C'est une phase normale dans la vie de toute entreprise, qu'elle se crée ou qu'elle soit en voie de développement : gain de parts de marché, lancement de nouveaux produits, innovation, prospection commerciale.

Il me semble, au vu du reproche qui m'a été fait par cette personne, qu'actuellement, je sois en partie dans cette phase : entreprise attaquante, motivée me correspond assez, entreprise en voie de développement aussi.  Sinon, selon ses dires, je ne serais pas partout. Merci à lui de me l'avoir fait remarquer. Par contre ne pas chercher à fidéliser mes clients, ne pas anticiper la matûrité du marché me correspond beaucoup moins. Ce n'est pas du tout dans ma nature.

Niveau 3 : période du "produit héros" :

C'est l'arrivée de la fonction marketing. L'offre est affinée en terme de positionnement et de segmentation : multiplication des références, fabrication en quantité moindre et toujours plus réduite, maîtrise des coûts. La clientèle est traitée dans sa globalité.

Le but: faire reconnaître l'entreprise comme une experte. Projeter une image forte sur un produit ou un service. Bref, être reconnu comme LE spécialiste incontournable. A ma connaissance, dans le secteur de la généalogie familiale, une seule personne est dans cette période.

Niveau 4 : Période du "client roi" :

Quelle est la valeur que le client est prêt à payer ? Dans le doute, réduisons les frais et baissons les prix. Soyons flexibles. Ce qui peut entraîner une baisse de la convivialité et des services. Améliorons aussi la réactivité pour répondre aux exigences exponentielles de la clientèle.

Mais cela peut entraîner dépôt de bilan et licenciements car on est plus dans la survie que dans la vie, selon Hélène Lacroix-Sablayrolles. Sauf si on ne traite pas sa clientèle dans la globalité, dans le but que le client n'achète plus un produit lambda mais s'adresse à un fournisseur attractif, réactif à sa demande et lui facilitant la vie.

Sans être dans cette période, je me rends compte que, quand je me suis installé, "Quelle est la valeur que le client est prêt à payer ?" a été une question importante que je me suis posée. J'ai volontairement répondu à celle-ci par une forme de low cost, en me disant qu'il valait mieux au départ être réactif, se faire sa clientèle de manière conviviale que de fixer un prix et se voir refuser de nombreux devis parce que j'étais trop cher.

Niveau 5 : période "partenariat et fidélisation" :

Le but ? Fidéliser sa clientèle c'est-à-dire construire des relations durables et équilibrées. Tout départ d'un client est surveillé avec inquiétude car il ne reviendra peut-être pas et un autre ne viendra pas forcément compenser. Cela implique de hiérarchiser sa clientèle, de récompenser les plus fidèles. Cela implique aussi de construire un véritable partenariat pour construire ensemble.

Je ne suis pas sûr que les généalogistes familiaux soient arrivés là.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Le rôle social du généalogiste

Par Stéphane Cosson le 20 août 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Lors de la fermeture des Archives Départementales du Tarn, pour cause de déménagement, il m'a fallu batailler avec l'archiviste qui accordait un passe-droit aux généalogistes professionnels successoraux et qui me le refusait en tant que généalogiste professionnel familial. Elle se basait pour cela sur la loi et le droit, disant qu'il existe un droit des successions mais pas de droit concernant la généalogie familiale.

J'ai toujours trouvé l'argument pour le moins spécieux et j'ai pu obtenir gain de cause. A mon avis, au vu de mon expérience, le généalogiste a un rôle social particulièrement méconnu.

Je le vois notamment avec une de mes clientes. Elle a visiblement connu une vie difficile, elle est éloignée de ses enfants, et elle m'écrit régulièrement les mots suivants : "Je suis heureuse de discuter avec vous. Cela m'apporte un rayon de soleil."

Petit à petit, nous sommes passés d'une relation purement professionnelle, froide, à une relation différente, plus chaude. Je m'aperçois qu'elle s'inquiète si elle n'a pas reçu un courrier de moi à la date à laquelle elle l'attendait. Elle me laisse alors un message sur le répondeur : "Mais que se passe-t-il ? Est-ce de ma faute ? Ai-je fait quelque chose de mal ?". Je lui écris alors pour la rassurer, que tout va bien, qu'elle n'a pas été oubliée mais qu'il y a pu y avoir un problème divers : panne d'ordinateur, vacances ou autre.

Au fur et à mesure des recherches que j'effectue pour elle, je m'aperçois que je prends un rôle différent. Pour cette personne, visiblement seule, qui commence à être âgée ou qui se perçoit comme telle (je ne sais son âge exact, mais je dirais qu'elle a dans les 70 ans, ce qui me paraît personnellement encore jeune mais pas pour elle), j'ai un rôle social. Un lien a été établi, que je pourrais comparer au lien que peut créer le facteur ou la femme de ménage avec les personnes âgées isolées de nos campagnes.

Ce lien-là est visiblement méconnu. Comment le faire reconnaître ? A mon avis, cela ne va pas être facile. Peut-être par le biais du média télé. C'est à y réfléchir.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Qu'est-ce qu'un leader (2e partie) ?

Par Stéphane Cosson le 15 août 2006 | Commentaires (13) Commentaires | Permalink

Toujours par rapport aux commentaires que j'ai reçu lorsque j'ai parlé des publicités mises en place par les deux chambres de généalogistes familiaux, et toujours pour essayer de déterminer qui est le leader, j'ai fait une petite expérience sur Google.

Voici les résultats trouvés.

Je suis donc allé sur Google et j'ai demandé à celui-ci de me chercher le nombre de documents correspondant à chacune des chambres syndicales. Je me suis dit que cela pourrait être un bon indice.

Pour éliminer tous les documents inutiles, j'ai effectué ma demande en mettant le nom développé de chacune des chambres entre guillemets. ainsi Google ne chercherait que ceux relatifs à l'ensemble des mots.

Résultat  aujourd'hui à  9 h 45 ?

  • Chambre des Généalogistes Professionnels : 676 documents dans Google.
  • Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France : 312 documents dans Google.

Faites l'expérience ! Personnellement, même si je ne suis pas entièrement objectif, ces résultats me paraissent clairs. Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Qu'est-ce qu'un leader ?

Par Stéphane Cosson le 10 août 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Les commentaires de mon post sur "la position du leader" m'ont interrogé. Qu'est-ce qui fait qu'on devient leader dans un secteur d'activité ?

Voici quelques éléments de réponses issus de mes lectures, notamment Michael Porter.

Pour Michael Porter, un leader est une entreprise (au sens le plus large du terme) qui possède des avantages comme une réputation, des économies d'échelle, un capital de savoir, un accès préférentiel aux fournisseurs ou aux circuits de distribution. Un leader est quelqu'un qui possède des ressources durables, dont il peut se servir sur le long terme.

La première règle d'une stratégie offensive vis-à-vis d'un leader, nous dit Porter, est de ne surtout pas l'attaquer de front, dans le cadre d'une stratégie d'imitation. L'attaquant est alors toujours sûr de perdre.

Par contre, si l'attaquant possède un avantage concurrentiel durable (il se différencie du leader en allant dans une niche qui a été délaissée par exemple), s'il est proche du leader pour d'autres activités, et s'il a les moyens d'entraver la riposte du leader, alors il a des chances de le surprendre, voire même de le détrôner. Il faut qu'il mette en place pour cela une stratégie différente. Ce n'est pas ce que je ressens entre les deux chambres. Mais je peux me tromper.

Quelle est la chambre syndicale des généalogistes familiaux en position de leader ? Vaste problème. Essayons d'analyser cela de manière objective.

La réputation :

Certains des généalogistes de la Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France, la chambre la plus ancienne, sont connus. Il y a même celui qui a été surnommé le pape de la généalogie. Eux sont connus mais qui connaît leur chambre ?

Pour la Chambre des Généalogistes Professionnels, pas de membres plus connus que les autres. Mais nous avançons tous ensemble vers un même objectif. L'action réalisée par l'un d'entre nous profite à tous si cela est possible.

Les journalistes appellent les généalogistes connus et notre chambre. A ma connaissance, ils ne contactent pas l'autre chambre.

Un capital de savoir :

En nombre d'adhérents, il me semble que la Chambre des Généalogistes Professionnels est plus forte de ce côté-là car elle a plus d'adhérents.  La somme de nos différents capitaux de connaissance serait, me semble-t-il, plus importante.

Là encore, à ma connaissance, nous ne la jouons pas trop personnel. Je ne veux pas dire que l'autre chambre ne possède pas un capital de savoir. Mais je ressens ses membres comme très indépendants les uns des autres, pas dans une volonté de groupe.

Pour ce qui est des économies d'échelle et des accès préférentiels aux fournisseurs ou aux circuits de distribution, il  me semble que les deux chambres sont à égalité.

Qui a l'avantage ? Ce n'est peut-être pas si évident que cela à déterminer.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Une nouvelle génération de clients ?

Par Stéphane Cosson le 3 août 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Le dernier numéro de la Revue Française de Généalogie consacre un long article de Charles Hervis sur la nouvelle génération de généalogiste.

Cet article très intéressant me fait réagir du point de vue stratégique. Où en sommes-nous, professionnels de la généalogie, par rapport à nos clients, réels ou potentiels ?

Si je résume, Charles Hervis parle de l'apparition de  la "troisième génération" de généalogistes.

La première génération est celle de la "vieille garde", héritière de la généalogie aristocratique, de la généalogie réservée à une élite.

La deuxième génération serait apparue il y a une trentaine d'années. Ce sont nos clients actuels pour la plupart, ceux qui ont fait du dépouillement, qui sont allés user leurs guêtres sur les chaises des salles d'archives, chaussant leurs bésicles pour déchiffrer les documents originaux.

La troisième génération, c'est la génération Internet. Charles Hervis affirme qu'elle pratique la généalogie en pointillés, baignant dans la culture du web, ayant l'habitude d'obtenir  un délai de réponse très rapide.  Cela peut entraîner aussi un morcellement associatif, avec un investissement non plus dans la durée mais plutôt le temps d'un projet.

Qque pouvons-nous proposer à cette génération ? Comment nous adapter à eux ? Ne serait-il pas temps, pour nous professionnels, de commencer à proposer des outils sur le web, de nouvelles solutions, d'aller chercher ce public et de le rendre captif ? Je ne sais pas encore exactement comment. Mais cela me semble indispensable que nous devons nous adapter à lui.

Le chantier ne fait que s'ouvrir mais à nous de ne pas le rater.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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La position du leader

Par Stéphane Cosson le 1 août 2006 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

La dernière page du dernier numéro de la Revue Française de Généalogie, la page des annonces professionnelles, m'a fait sourire quand je l'ai regardée.

Je ne vais pas être du tout objectif dans cette note, je préfère prévenir à l'avance. Mais cette page de la RFG m'a confortée dans mon analyse du domaine économqieu de la généalogie.

Nous avons deux chambres syndicales rivales : l'une existant depuis plus de vingt ans, ayant des généalogistes connus médiatiquement, l'autre existant depuis une dizaine d'années, plus importante numériquement que la première mais sans généalogiste people (ah, je l'ai dit, je ne serais objectif !).

La deuxième, il y a maintenant quelques années, a décidé de présenter publicitairement l'ensemble de ses membres familiaux, par région. Elle consacre un budget annuellement à cela. La première, puisqu'elle avait des membres très connus dans son sein, ne le faisait pas.

Que nous montre la dernière page de la RFG ? L'apparition, dans un coin en haut à gauche, d'une petite publicité de la première chambre syndicale, la plus ancienne donc, présentant deux de ses membres avec photo de ceux-ci. La moitié de la page professionnelle est consacrée à la publicité de la deuxième chambre syndicale, la plus récente, présentant l'ensemble de ses membres.

Ce décalage entre les deux publicités me fait dire que, en terme d'image, d'initiative, d'innovation, la première chambre est en perte de vitesse. Qu'elle n'est plus du tout leader du marché, malgré (ou à cause de ?) ses adhérents très connus. Personnellement, je la vois plus comme une suiveuse, ce qui est toujours une erreur en terme économique. Dommage pour elle !

Mais je l'ai déjà dit, appartenant à la seconde, étant même vice-président familial de celle-ci, je ne suis pas objectif.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Les tâches du généalogiste

Par Stéphane Cosson le 25 juillet 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Après quelques jours d'interruption (due à la poursuite de mes lectures), je reprends note. J'ai continué ma lecture sur les coûts en documentation. L'un des cas traités par l'auteur parle des différentes tâches exécutées par le documentaliste.

J'ai essayé de mon côté de décortiquer celles afférentes au généalogiste familial. Notamment dans le cas de l'activité "Recherche".

Il me semble que cette activité se décompose en deux sous-séries de tâches : celles que le généalogiste mène en salle d'archives et celles qu'il mène chez lui.

En salle d'archives :

Le généalogiste commence toujours par la recherche des documents les plus pertinents en fonction de la demande de son client => recherche des cotes et demande de celles-ci (je pars du principe qu'il s'agit d'un dossier qu'il commence).

Une fois les documents arrivés, deux tâches l'attendent : déchiffrage et prise de note des renseignements qui l'intéressent.

A ma connaissance, ce sont les seules tâches qu'il peut mener à bien en salle d'archives. Elles me prennent environ huit heures par jour.

Chez lui :

Une fois chez moi, en tout cas c'est ainsi que je pratique, je rassemble mes prises de notes et je les classe en fonction de la demande de mon client. S'il s'agit d'une ascendance, je numérote en Sosa-Stradontiz si je n'ai pu le faire lors de ma prise de note=>classement pour le client et préparation de ma facturation.

Mais je pars du principe que mes prises de notes peuvent servir à d'autres clients (cela m'est déjà arrivé plusieurs fois). C'est alors un classement personnel que j'effectue, pour mon compte, en vue de demandes éventuelles futures. Je classe alors mes prises de notes par famille => classement patronymique des renseignements trouvés. Ce qui me prend environ trois heures chaque soir. On peut qualifier cela de création de dossiers documentaires.

Enfin, je réalise ma liste-éclair. Je prévois une mise à jour annuelle de celle-ci sur mon site. Cela me permet de faire de la prospection passive.

Il existe bien évidemment d'autres tâches, plus annexes mais importantes malgré tout, comme la tenue de la comptabilité (deux à trois heures par semaine).

A partir de là, je vais pouvoir continuer mon analyse des coûts en généalogie.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Les gratifications de la recherche

Par Stéphane Cosson le 15 juillet 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Vous m'avez souvent entendu râler à propos de la recherche pure. Qu'il fallait en sortir, tout ça, tout ça. Toutefois, elle met quand même du sel dans la vie.

Je m'explique.

Depuis quelques mois, je travaille pour une cliente. Elle recherche une famille au nom très répandu dans une grande ville. Avant de me demander de lui faire des recherches, elle a posé la question à d'autres personnes. En vain ou presque !

Ma cliente était bloquée. Je pense que ce mois-ci je viens de lui trouver une bonne piste. Elle avait un mariage pour un de ses ancêtres. Je viens de lui en trouver deux autres, avant celui qu'elle avait. Enfin, la famille est flairée !

Je trouve cela gratifiant. On est là, à pister parfois des mois et des mois sans rien trouver. Et puis, un jour, on suit une piste sous le coût d'une intuition ou en désespoir de cause, parce que toutes les autres se sont trouvées épuisées. Et là... enfin... Euréka, c'est la bonne ! Ah ! Cela va mieux, on n'a pas perdu la main.

Finis les clients qui râlaient un peu parce que vous leur aviez compté des heures qu'ils trouvaient inutiles. Ils sont tout autant satisfaits que vous. Mais c'est vrai que cela demande de la patience et que c'est le plus difficile à faire comprendre. J'ai des clients qui ont arrêté à cause de cela.

La recherche me semble gratifiante ainsi.

Une remarque en passant ! Avez-vous constaté que le vocabulaire de la généalogie est assez proche de celui de la chasse ?

Voir aussi : Secteurs d'activité

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L'activité du généalogiste

Par Stéphane Cosson le 13 juillet 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Toujours dans ma lecture pour déterminer les coûts en généalogie, Emmanuel Moulin préconise de déterminer l'activité avec précision. Pour lui, il faut être capable de distinguer activité, tâches, outils et prestations. Pas si simple que cela en a l'air.

Essayons quand même.

Il me semble que l'activité principale du généalogiste est de répondre aux demandes de ses clients. Pour cela, il peut proposer plusieurs prestations c'est-à-dire différents types de généalogie (ascendante, par quartier, descendante, partielle, foncière, etc).

Pour l'aider dans cette activité, il peut développer plusieurs outils, qu'il constitue en fait au fur et à mesure qu'il avance dans le temps, sans forcément sans rendre compte. Quels outils constitue-t-il ? J'ai déjà essayé d'apporter une réponse à cela dans ma dernière note mais je crois qu'il me faut la compléter.

En effet, en y réfléchissant, le généalogiste crée d'autres outils, en plus de sa base de données.

Il  se crée tout d'abord un fonds documentaire. Pour pouvoir mieux répondre, il est nécessaire d'avoir les raisonnements, les hypothèses du généalogiste. Afin de mieux les posséder, il y a certes la pratique au quotidien, mais il y a aussi l'apprentissage du contexte. La création d'un fonds documentaire sur l'histoire et ses sciences annexes l'aide alors.

Il crée aussi un fonds iconographique. Certains de ses clients peuvent lui demander qu'il lui envoie les actes en photo. Habituellement, le généalogiste ne jette pas les photos qu'il a prises pour un client mais les archive.

Il me semble que le généalogiste peut aussi avoir une activité secondaire, toujours dans son métier, qui est actuellement peu développée : la recherche et le développement de nouveaux produits dans sa niche d'activité. C'est de l'investissement mais à terme cela peut s'avérer rentable.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Des outils développés en interne

Par Stéphane Cosson le 11 juillet 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Un généalogiste, comme un documentaliste, met en place des outils documentaires.

Mais qu'est-ce qu'un outil documentaire ? A quoi servent-ils ?

Un outil documentaire n'est pas une prestation. Il n'est pas directement destiné aux clients. Toutefois, la consultation d'un outil documentaire peut être une prestation.

Quels outils le généalogiste peut-il créer ?  Il y en a plusieurs à mon avis :

  • la liste-éclair, dont je vous ai déjà parlé. Elle permet de connaître la liste des familles sur lesquelles le généalogiste a déjà des renseignements. Sa mise en ligne peut être considérée comme une prestation gratuite.
  • le classement des données par famille. Cela constitue un fonds documentaire intéressant. Il permet au généalogiste de répondre plus vite à la demande, quand il s'aide de la liste-éclair qui peut lui servir d'index.

L'alimentation de ce fonds documentaire me semble indispensable. Personnellement, c'est un travail quotidien de trois ou quatre heures. 

Ce travail peut être complété utilement il me semble par un S.I.G. (Système informatique géographique). Ce S.I.G. peut être aussi considéré comme un outil et une prestation s'il est mis en ligne.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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J'ai fait de ma passion une affaire en or

Par Stéphane Cosson le 6 juillet 2006 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

Il s'agit d'un des titres en couverture du magazine L'Entreprise des mois de juillet-août. Dans cet article, la journaliste donne des clés pour pouvoir vivre de son hobby.

Je vais reprendre ces clés, mais en les classant différemment, dans un ordre qui me paraît plus logique en tant qu'entrepreneur, plus stratégique.

Selon la journaliste de L'Entreprise, quatre clés existent pour vivre de son hobby :

  • Baigner dans le milieu professionnel
  • Être le premier à lancer une idée innovante
  • Avoir les moyens de son ambition
  • Faire évoluer son métier

Personnellement, je les classerais ainsi. Ce n'est pas l'ordre choisi par la revue. Mais cela me semble plus logique pour un entrepreneur.

Baigner dans le milieu professionnel avant de se lancer, c'est plus facile. On sait où on met les pieds. On sait aussi ce que font les autres ou pas.

Du fait de ces connaissances, l'entrepreneur peut ajouter des cordes à son arc.  Il connaît sa concurrence et peut donc se diversifier.

A mon avis, s'il peut mobiliser un peu d'argent, suffisamment pour que les idées qui lui viennent ne restent pas des idées mais puissent se concrétiser, alors il peut "améliorer" sa passion. Celle-ci ne suffit pas forcément pour durer. Quoique...

Dans tous les cas, cela me correspond mieux. C'est dans cet ordre que j'envisage la généalogie professionnelle. Actuellement, je suis à la recherche de partenaires pour avoir les moyens de mon ambition et pouvoir faire évoluer mon métier. A mon sens, c'est la partie la plus difficile. Il  me faut donner envie aux gens de travailler avec moi, donner quelques pistes mais ne pas tout dévoiler pour ne pas me faire piquer les idées.

Pour le moment, je n'y suis pas encore arrivé à entièrement concrétiser ce partenariat. Mais je ne désespère pas.  Cela se fera. Cela prendra peut être plus de temps que prévu.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Les coûts en généalogie

Par Stéphane Cosson le 4 juillet 2006 | Commentaires (14) Commentaires | Permalink

Je suis surpris que personne jusqu'à présent ne se soit  penché  sur les coûts en généalogie. D'où vient l'argent ? Où est-il ? Où va-t-il ?

Subsidiairement, la généalogie a-t-elle changé ? Existe-til des services ou produits déficitaires ? Des services générant des excédents ? Qu'en est-il exactement pour chaque prestation proposée ?

Je vais essayer, au fur et à mesure que j'avancerais dans mes recherches dans ce domaine, de vous en parler. Il me semble que cela peut continuer à démystifier la généalogie professionnelle, à ce qu'elle fasse moins peur.

Etudier un coût c'est l'analyser. Cela peut paraître bête dit comme cela. Et pourtant ! Décomposer ce dernier en autant de sous-ensembles cohérents , les recomposer ensuite selon les besoins requis n'est pas si évident qu'il y paraît.

En effet, il faut effectuer des choix. Pas si simple !  Il me semble alors qu'il est possible de s'inspirer des coûts pratiqués en documentation. Quel est l'achat en documentation (eh oui ! Même un généalogiste se documente !)pour un généalogiste ? Quel est le coût des connexions pour consulter les bases de données Internet ? Existe-t-il des prix qui ne sont pas définis par le marché ? Et alors comment les définir ?

Il existe autant de comptablilité analytique (car c'est de cela qu'il s'agit) que d'entreprise. Déjà, pour une entreprise normale, ce n'est pas forcément simple, alors pour quelque chose d'aussi particulier que la généalogie professionnelle !

Mais soyons optimiste ! Ce n'est pas une tâche impossible à mener !

Nous verrons comment plus tard.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Créer la confiance

Par Stéphane Cosson le 30 juin 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Une fois la relation établie avec le client, une fois qu'il a accepté le devis, le plus important à mes yeux est de maintenir la confiance afin de pouvoir prolonger la relation... Et les recherches.

Comment faire ? Ce n'est pas forcément une tâche facile... Sauf si on s'intéresse d'abord et avant tout au client. C'est en tout cas la solution pour laquelle j'ai toujours opté.

Il y a plusieurs manières de créer la confiance et de prolonger la relation. On peut faire au client de petits cadeaux, du type une recherche courte gratuite ou à bas prix. Lui proposer aussi de lui faire de nouvelles recherches, toujours aux mêmes conditions, si son budget le lui permet.

On peut aussi s'intéresser à lui. Il m'est arrivé ainsi à plusieurs reprises de reprendre contact avec un client, en lui disant que j'avais trouvé un acte concernant sa famille dans un endroit où il n'aurait pas forcément cherché. Cela l'intéresse-t-il ? Souvent, j'ai constaté qu'il me passe alors la commande en me remerciant.

On peut enfin rédiger pour lui. Là encore, je l'ai fait à plusieurs reprises en n'omettant pas d'abord de demander l'accord au client, de lui préciser dans quel cadre je le fais et pour quelles raisons j'ai choisi ses ancêtres plutôt que ceux d'un autre, ensuite en lui envoyant le texte. Je parle de ses ancêtres, il est rare que cela ne l'intéresse pas. C'est un peu de son histoire que je raconte. Mais en même temps, je crois qu'il en ressort une certaine fierté : ses ancêtres ont été choisis. Cen 'est pas n'importe quoi. C'est flatteur. Il arrive alors qu'il me commande à nouveau.

Enfin, en fonction des renseignements personnels qu'il m'a donné par le biais de ses courriers, comme par exemple il me répond avec du retard parce qu'il a été malade ou fatigué, je n'oublie pas d'envoyer un petit mot dans lequel je m'inquiète de sa santé et lui souhaite un prompt rétablissement en glissant un mot sur une opportunité, s'il veut en profiter.

Oui, je sais, tout cela est bassement matérialiste, très commercial. Mais je suis un professionnel et je ne l'oublie jamais.  Je crois qu'à chaque fois nous sommes gagnants tous les deux.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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La relation client

Par Stéphane Cosson le 28 juin 2006 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Souvent, on me pose la question : Généalogiste, c'est un métier ? Ah, bon ! Vous êtes sûr ? Mais comment vous faites pour trouver des clients ?

Il serait peut-être temps d'y répondre. Pourquoi va-t-on vers un  professionnel ? Que peut-il apporter de différent des associations ou d'Internet ?

Tout d'abord, on va vers un professionnel souvent pour trois raisons :

  • la personne est éloignée de ses sources ou est bloquée vis-à-vis d'elles.
  • La personne n'arrive plus à lire.
  • La personne n'a pas envie de chercher par elle-même pour diverses raisons.

Que peut-il apporter de différent ? D'abord, ses compétences. Un professionnel, c'est quelqu'un qui s'est formé même s'il n'existe pas de formation de généalogiste. Il est allé vers le droit, l'ethnologie, l'histoire. Je crois qu'il serait un bon exemple dans le cadre de la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience).

Un professionnel, c'est quelqu'un qui connaît son ou ses dépôts d'archives, ceux qu'il pratique quotidiennement. Il sait comment ils fonctionnent, comment chercher l'information. Personnellement, il m'est déjà arrivé que le personnel des Archives du Tarn ne sache pas répondre à une question posée par un lecteur et vienne me voir au cas où je saurais où trouver la réponse. Cela ni Internet, ni les associations ne peuvent le faire.

Un professionnel, c'est quelqu'un qui, de ce fait, va vers des sources que les amateurs ne pratiquent pas ou peu : le cadastre, le contrôle des actes, les registres militaires, les archives religieuses, la justice.

Il connaît aussi la mentalité des ancêtres. Souvent, un parrainage peut l'amener vers un lieu auquel n'aurait pas penser l'amateur. Parfois même ce n'est qu'un mot ou une absence d'information. Dans le Midi, par exemple, si au XVIIe siècle, les parents du fiancé ne sont pas mentionnés, c'est bien souvent qu'il est veuf et que ceux-ci sont morts (donc il est inutile de gâcher de la place et du papier pour eux).

Tout cela fait que cela peut déclencher l'envie d'aller vers le professionnel. Internet ne peut recracher que l'information qui lui a été préalablement transmise. Internet n'est pas encore intelligent, ne sait pas raisonner. Les amateurs, sans vouloir les dénigrer, n'ont pas forcément les réflexes du professionnel qui lui est tous les jours sur la tâche.

Mais, même si le travail est différent tous les jours, il peut aussi être fastidieux et routinier parfois. Au professionnel de savoir l'inventer tous les jours pour donner l'envie d'aller vers lui.

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Choisir son secteur géographique

Par Stéphane Cosson le 27 juin 2006 | Commentaires (10) Commentaires | Permalink

Mes différents dialogues avec un futur coach m'ont fait comprendre une chose. Notamment dans le cadre de son étude de marché. Ce qui me paraît important,c'est de bien choisir son secteur géographique.

Actuellement, il me semble que c'est un peu la jungle entre les personnes installées.  Mëme si des secteurs géographiques ont été choisis, les frontières sont un peu floues. Et pourtant ...

Dans sa publicité, chaque généalogiste se présente sous un secteur géographique. Il me semble qu'ainsi cela peut rassurer le client : "Mes ancêtres sont là, il y a un professionnel spécialiste du secteur, pourquoi ne pas lui confier mes recherches ?". Le message me paraît alors clair.

Sauf que si le généalogiste part faire des recherches ailleurs que là où il fait de la publicité, il me semble qu'il rend flou son message publicitaire. "Il dit qu'il est spécialiste de ce secteur et il part faire des recherches sur un endroit pour lequel il ne dit rien. Est-il vraiment spécialiste ? N'est-ce pas de la publicité mensongère ? Peut-on lui faire confiance ?" Personnellement, je trouve cela dommage. Ou alors il vaut mieux ne rien dire. Ainsi le client potentiel peut penser que le généalogiste est spécialiste sur la France entière.

En même temps, il me semble qu'il rend flou aussi les messages que sa chambre peut faire passer pour lui. Et cela me paraît plus dangereux à terme. La masse des généalogistes appartenant à la même chambre peût être assimilé à ce flou. Je suis peut-être pessimiste pour une fois mais cela me semble très dangereux. Comme si, d'une certaine manière, le professionnalisme était biaisé.

Personnellement, depuis six ans que j'exerce, volontairement, alors que des clients potentiels me proposaient d'aller ailleurs que sur le secteur géographique sur lequel je me spécialise, j'ai toujuors refusé et je les ai renvoyé vers des collègues.

Je ne sais si je suis parfaitement clair. A vous de me le dire. En tout cas, cela me paraît primordial.

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Etre présent sur la Toile

Par Stéphane Cosson le 24 juin 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je viens de lancer une recherche sur mon nom dans Google. J'ai été surpris des résultats. J'ai lancé alors la même recherche en tapant lesnoms des généalogistes familiaux membres de ma chambre et membres de la chambre concurrente.

Là encore les résultats ont été surprenants. Cela m'inspire quelques réflexions.

Tout d'abord, être présent sur la Toile me paraît actuellement indispensable.  Je crois qu'il y a plusieurs manières d'y être : par son site professionnel, ses écrits notamment.

Mais en ce qui concerne le site professionnel, je crois qu'il ne faut pas hésiter à tout référencer. Pas seulement pour faire du chiffre dans le référencement, mais pour que les personnes vous retrouvent plus facilement, sachent mieux ce que vous proposez.

Je m'aperçois ainsi que le fait d'avoir référencé ma liste-éclair ressort sur la Toile à chacun des noms sur lesquels j'ai travaillé.

Qu'en est-il de mes collègues ? Si j'élimine ceux qui sont connus médiatiquement, dont le nombre de références explose (mais ils sont peu nombreux) :  dans le cadre de ma chambre, sur 22, 9 ont moins d'une centaine de références sur la Toile ; pour l'autre chambre, sur 13 généalogistes familiaux, ils sont seulement 3 dans ce cas.

Pourtant, cela me paraît personnellement primordial pour que le métier devienne à terme le plus lucratif possible.

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Soigner sa notoriété

Par Stéphane Cosson le 22 juin 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Un dimanche matin, j'ai rencontré deux de mes collègues, un familial et un successoral. A la fin de notre conversation, alors que nous allions nous quitter, j'ai annoncé ma volonté : nous savions tous les trois que la généalogie est un métier émergent. Nous savions tous les trois que le successoral rapporte plus financièrement que le familial. Ma volonté ? Faire en sorte que les deux soient au même niveau. Aucun de mes collègues n'y a cru. Et pourtant, je suis persuadé du contraire.

Pour cela, il me semble qu'il y a un point important : soigner sa notoriété.

En effet, mais je peux me tromper sur toute la ligne, il me semble que, dans notre métier se faire connaître, faire attention à ce que l'on montre peut être important, voire même primordial, y compris dans les moindres détails.

La généalogie est un métier émergent. Avez-vous déjà essayé d'emprunter de l'argent à votre banquier si vous êtes un familial ? Je peux vous le dire, ce n'est pas simple. J'ai vécu l'expérience. Certaines publicités vous disent qu'ils vous donnent leur réponse dans les deux jours. Personnellement, ce fut dans le mois. Et encore en insistant. Entre-temps j'avais trouvé d'autres solutions financières.

Pourquoi ? Parce que la généalogie familiale n'a pas encore fait ses preuves économiquement parlant. Et je ne vous parle même pas du fait d'essayer de contacter un business angel. C'est mission impossible. Vous n'êtes pas suffisamment rentable.

Soigner sa notoriété peut alors être un atout. A mon sens, il vaut mieux rédiger des articles, publier si c'est possible des ouvrages sur le métier, voir son nom être référencé sur le web plutôt que de rester seul dans son coin. Il me semble que, du coup, les banquiers ou les business angels peuvent alors vous regarder d'un autre oeil. Curieusement, vous semblez être plus sérieux, même si votre bénéfice est tout petit par rapport à un CA HT qui est moindre lui aussi.

Personnellement, c'est ce à quoi je m'emploie depuis bientôt trois ans que je suis officiellement installé en tant qu'indépendant. Il en est de même par rapport à la relation clients. La notoriété passe aussi par là : le bouche à oreille. Un exemple : j'ai été très surpris quand une de mes clientes m'a dit que je lu iavais été chaudement recommandé par quatre personnes différentes, ne se connaissant pas, quatre personnes pour lesquelles je n'ai pas forcément travaillé. C'est là que je me suis rendu compte que le bouche à oreille commençait à bien fonctionner.

Le seul souci, c'est de pouvoir chiffrer cela. Pour le moment, à ce sujet, je n'ai pas la solution.

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Les commandes des clients

Par Stéphane Cosson le 5 juin 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je vous ai déjà parlé des profils de la clientèle d'un généalogiste professionnel. Toujours en me servant du tableau que j'avais concocté à cette occasion, je me suis interrogé sur le montant moyen des commandes, moyenne effectuée sur mes six ans de CA HT.

Voici les résultats que cela donne.

Pour les hommes :

  • 34% ont passé une commande inférieure à une demi-journée de travail. La plupart du temps, il s'agit en fait de conseils qui ont été facturés.
  • 8% ont passé une commande égale à une demi-journée de travail.
  • 6% ont passé une commande dont le montant est compris entre une demi-journée et une journée de travail.
  • 13% ont passé une commande égale à une journée de travail.
  • 39% ont passé une commande supérieure à une journée de travail.

Pour les femmes, les résultats sont les suivants :

  • 25% ont passé une commande inférieure à une demi-journée de travail. Là encore, il s'agit de conseils qui ont été facturés.
  • 10% ont passé une commande égale à une demi-journée de travail.
  • 8% ont passé une commande dont le montant est compris entre une demi-journée et une journée de travail.
  • 15% ont passé une commande égale à une journée de travail.
  • 43% ont passé une commande supérieure à une journée de travail.

Je ne sais ce que vous en pensez, mais personnellement cela éclaire d'un jour nouveau le temps nécessaire pour pouvoir en vivre. J'ai souvent écrit qu'il fallait 4 ans pour pouvoir en vivre. Un de mes collègues donne le même temps pour obtenir un volant de clientèle suffisant. Quand on regarde le montant des commandes, on comprend tout de suite pourquoi. 60% des hommes comme des femmes (en arrondissant les pourcentages) commandent moins d'une journée de travail. Si le volant d'affaires n'est pas suffisant, l'entreprise ne peut que connaître des difficultés financières.

Pour calculer ces pourcentages, volontairement j'ai confondu la facturation à l'heure et la facturation à l'acte. En effet, dans un cas comme dans l'autre, cela ne change pas grand chose au calcul.

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Parcours d'un généalogiste

Par Stéphane Cosson le 2 juin 2006 | Commentaires (12) Commentaires | Permalink

Cela fait plusieurs fois que je reçois des demandes de personnes qui veulent s'installer comme généalogiste.

J'ai pensé qu'il serait intéressant pour eux que je décrive dans une note le parcours que j'ai suivi. Ce n'est pas pour me mettre en valeur, mais simplement pour qu'ils aient une meilleure approche à partir d'un exemple, forcément subjectif, d'un généalogiste déjà installé.

Au départ, j'ai mené des études dans différentes directions : Gestion des entreprises pendant 4 ans, Techniques d'archives et de documentation, pendant 3 ans en commençant par une licence et  avec un bac + 5 in fine, Histoire (Bac + 4 directement en me servant des passerelles), Ethnologie de la famille (Bac + 5 toujours en me servant de passerelles entre les différentes matières) puis finalement un DESS en sociologie appliquée au développement local.

Je fais des recherches en généalogie depuis l'âge de 13 ans. J'ai commencé par celle des dieux grecs, avant de me lancer dans celle des rois de France, histoire dans les deux cas d'apprendre à rechercher une information, avant de me lancer à l'âge de 18 ans dans la mienne.

Mes recherches m'ont amené à m'inscrire dans deux cercles de généalogie amateur et à écrire des articles pour leurs revues.

Après trois années de salariat dans le domaine de l'insertion des personnes en difficulté, je me suis retrouvé au chômage. C'est à ce moment-là que j'ai choisi de me mettre à mon compte. Je m'étais aperçu en effet que le salariat n'était pas ma tasse de thé. J'étais un salarié malheureux de devoir subir la hiérarchie.

Me mettre à mon compte, OK mais comment ? Je savais que je n'étais pas à l'époque un commercial. Je ne savais pas me vendre. J'ai donc choisi l'option "coopérative d'activité" pendant 3 ans, histoire d'apprendre ces compétences qui me manquaient. J'étais entrepreneur, je menais toutes les démarches de l'entrepreneur mais j'étais aussi un salarié en fonction du CA HT que je pouvais dégager. Il s'agissait en fait d'une sécurité au cas où mon projet n'aurait pas été viable. Cela a été vraiment une période d'apprentissage, avec formations diverses et variées non diplomantes bien sûr mais importantes.

Au bout de ces trois ans, mon tuteur et l'équipe l'entourant a estimé que j'étais prêt à me lancer tout seul. Même si je connaissais une baisse d'activité au moment où la décision de voler de mes propres ailes a été prise. Mais je ne suis pas parti à l'aventure comme cela, la fleur au fusil.

Je n'avais jamais rédigé sur mon projet. Il me fallait le faire. La Boutique de Gestion du Tarn m'a alors suivi (et le fait toujours de manière de plus en plus lointaine). Rédiger mon projet a été une grande étape. Cela m'a permis de comprendre quels étaient mes atouts commerciaux.

Cela fait maintenant 6 ans que j'exerce ce métier. J'en apprends encore tous les jours. Je commence à avoir un fonds de roulement dans mes clients avec quelques uns qui commencent à revenir me voir. Je me rends compte que c'est parcce que j'ai été accompagné pendant ces 6 ans que j'arrive maintenant à m'en sortir. Cet accompagnement me paraît indispensable.

Bien sûr cet exemple est très subjectif. Il y a encore des difficultés, y compris au niveau financier, notamment quand je veux mettre en place de nouveaux produits. Mais je crois que je suis sur de bons rails.

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Se bâtir une stratégie d'entreprise

Par Stéphane Cosson le 31 mai 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je l'ai déjà dit : un généalogiste professionnel est un entrepreneur. Donc, à mon avis, comme tout entrepreneur, il doit mettre en place une stratégie d'entreprise, se créer une réputation si possible au niveau national.

Bâtir une stratégie d'entreprise, certes. Mais comment ?

Voici quelques pistes possibles.

Une des premières façons, si le généalogiste se sent l'âme d'un écrivain, est de publier dans des revues spécialisées : articles sur des histoires d'ancêtres (un peu à la manière de Maurice Coutot quand il a rédigé "ces héritiers que je recherche") ou sur des points particuliers qui peuvent aider la communauté généalogique toute entière.

Il me semble qu'au bout d'un moment, il pourra se lancer dans l'écriture d'ouvrages. Il pourra être alors plus crédible pour les éditeurs professionnels.

Une deuxième piste est, si cela lui est possible aussi, de faire de la formation : transmettre son savoir permet toujours de récupérer des clients assez facilement. Vous les avez formé, ils vous connaissent, vous font plus facilement confiance et hésitent moins à aller vers vous.

La troisième piste est de communiquer tous azimuts, toujours en respectant le cadre de la loi sur les archives, bien sûr.  Les NTIC existent  alors profitons-en. Une manière de faire de la publicité sans la payer, mais en référençant son savoir-faire. Le généalogiste a un savoir et un savoir-faire. Alors autant qu'il le fasse savoir !

S'il est à l'aise à l'oral, pourquoi ne pas se lancer en plus dans des conférences ? Toujours concernant le savoir et le savoir-faire du généalogiste. Toujours dans le but de le faire savoir.

Il n'y a pas de modèle pré-établi. Mais il me semble que, en fonction de ce qu'il ressent, de ce qu'il pense être capable de faire sans trop de difficultés, le professionnel peut investir des niches de marché sans trop de difficulté.

C'est en tout cas la recette, si je puis m'exprimer ainsi, que j'essaie d'appliquer. Ah, bien sûr, il y a un but derrière. J'ai connu un jour une baisse d'activité. Elle m'a fait comprendre qu'il ne fallait pas se contenter d'un seul panier mais que je devais en ouvrir plusieurs, et surtout les remplir.

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Un généalogiste, ça se déplace !

Par Stéphane Cosson le 28 mai 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

En quelques jours, je viens de recevoir plusieurs demandes de renseignements sur le métier de généalogiste. Je ne sais si c'est dû à l'article de Pierre-Valéry Archassal sur mon blog dans le dernier numéro de la Revue Française de Généalogie ou si c'est une simple coïncidence.

Un point que je crois quand même utile de préciser : un généalogiste cela se déplace. Ce n'est pas une profession statique. Nous allons où le client nous envoie, une fois que la zone géographique d'intervention a été choisie.

Personnellement, parce que j'ai choisi d'intervenir uniquement sur Midi-Pyrénées, je fais peu de kilométrage d'ordre professionnel : environ un millier par mois. D'autres de mes collègues ont choisi d'intervenir là où le client les envoie, soit parfois à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Ce poste de dépense augmente d'autant, même si une partie est prise en charge par le client lui-même (une partie seulement parce que si on lui rajoute trop de dépenses annexes en plus des heures de recherche, au bout d'un moment, il risque de ne plus commander).

Ce qu'il ne faut pas oublier non plus, c'est que qui dit déplacement, dit dormir à l'hôtel, manger au restaurant ou se préparer des sandwichs si on veut réduire les dépenses. Autrement dit, pour les gens qui veulent se lancer dans la profession : ne pas rentrer tous les soirs chez soi. Du point de vue de la vie familiale, cela veut dire qu'il faut aussi que le conjoint assure si le professionnel doit partir plusieurs jours loin de chez lui.

Cela n'a l'air de rien comme cela, mais cela fait aussi partie des décisions à prendre à deux. Cela peut peser dans la balance de la décision.

Pourquoi se déplacer ? Parce que si nous voulons vraiment en vivre, et pas seulement en vivoter, si nous voulons que ce soit autre chose qu'un revenu de complément, c'est parfaitement impossible de faire autrement. Un seul département ne peut faire vivre correctement un généalogiste.

Dans l'étude de marché, indispensable avant tout lancement dans une profession libérale, c'est un poste à ne pas négliger.

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Profil de la clientèle du généalogiste professionnel

Par Stéphane Cosson le 25 mai 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Je viens de m'apercevoir qu'il n'y aucune étude sur la clientèle du généalogiste professionnel : Qui vient le contacter ? Est-il fidèle ?

Première approche de cette question à partir de mon fichier clientèle, soit 122 personnes pour qui j'ai fait de la recherche pure de janvier 2001 à nos jours.

Premier constat : le client est d'abord un homme (67 % dans mon cas).

En moyenne, l'homme dépense plus que la femme (par rapport aux commandes qu'ils m'ont faites bien sûr). Pour cela, j'ai effectué un tableau faisant la liste de tous mes clients hommes, ajoutant leur CA HT  de 2001 à 2006, sous Excel. J'ai réalisé le même tableau pour les femmes.

Sur cette période, en moyenne, un homme a dépensé 576.36 € HT et une femme 483.24 €HT pour sa généalogie. Les écarts peuvent être bien sûr plus importants puisque j'ai par exemple un client qui  a consacré pour sa généalogie un budget de 2000 € HT par an depuis 6 ans, et d'autres qui ne me demandent que de leur faire des photocopies de documents qu'ils n'arrivent pas à obtenir par le biais des prêts inter-bibliothèques (ce qui est d'un coûr relativement faible pour eux).

De même l'homme est plus fidèle que la femme (par rapport aux commandes qu'ils m'ont faites bien sûr) : 28% des hommes sont mes clients sur plusieurs années, 3 ans en moyenne contre 25 % des femmes et elles reviennent pour 2.5 ans en moyenne.

Bien sûr ces chiffres sont sur un petit échantillon. Il pourrait être intéressant de calculer les mêmes pourcentages sur plusieurs études et de les comparer. Mais cela peut donner un aperçu.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Acheter de l'information généalogique

Par Stéphane Cosson le 23 mai 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Lors de différentes discussions avec des partenaires ne se connaissant pas, nous sommes tombés d'accord sur un point : la généalogie change. Il y a deux types de publics :

  • Les chercheurs, passionnés, qui font cela pendant des années.
  • Les consommateurs, qui profitent de ce qu'ont fait les autres.

De ce fait, cela me pose une question : Qu'est-ce qu'acheter de l'information généalogique ?

Le premier type de public, qu'il soit amateur ou professionnel, est à la fois producteur et auteur d'information. En effet, d'une certaine manière, il collecte et sélectionne de l'information primaire (BMS, NMD, actes notariés). Il indexe celle-ci (classement Soza-Stradonitz par exemple ou relevés systématiques). De par son action, il consolide aussi les opérations de mises à jour. En effet, il est toujours à la recherche de l'information la plus exacte.

Et cette information, il la met à disposition des autres par le biais de bases de données. Il propose de l'information structurée et organisée. Ces bases de données peuvent être de quatre types en théorie :

  • Bibliographiques : je travaille sur une famille et, en même temps que je recherche les actes originaux, je recherche aussi quelles sont les sources qui ont déjà fait des travaux sur elle. Et surtout, je cite mes sources pour éviter le pillage.
  • Texte intégral (rarissime car très chronophage) : Je recopie in extenso les actes que j'ai trouvé et je les mets à disposition du plus grand nombre.
  • Factuelles ou numériques : Je vais plus loin dans ma recherche et je mets à disposition des données chiffrées (souvent d'ordre démographique) sur les familles que j'ai trouvé.
  • Images : je mets sur Internet les photos numériques que j'ai faites (C'est le cas surtout des services d'Archives).

Cette information acquiert une valeur de ce fait. C'est, je crois, cette valeur que recherche le deuxième type de public. C'est tellement plus simple de faire sa généalogie en quelques clics d'ordinateur !

Le seul problème, et il est de taille, c'est que souvent ce deuxième type d'utilisateurs ne comprend pas le temps que l'on peut passer à mettre en place ces outils. Je me souviens d'un client qui n'a pas compris que la famille de métayers que je recherchais pour lui était une famille qui bougeait, avec en plus un nom peu courant qui était transformé au fur et à mesure de leurs déplacements. La retrouver avec exactitude prend du temps. Il me disait qu'en quelques clics d'ordinateur, lui, il l'aurait trouvé plus facilement. Sauf que les données n'étaient pas disponibles sur la Toile ! Il fallait se confronter aux documents, à leurs lacunes, aux difficultés de la recherche. Et cela, il ne voulait pas le faire personnellement sinon il n'aurait pas fait appel à mes services.

Il me semble qu'il y a encore du travail d'explication à faire pour que ces deux types de public se comprennent et s'apprécient.

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Le cahier de prospective

Par Stéphane Cosson le 11 mai 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Dans le numéro du mois de mai du magazine "L'Entreprise", Philippe Cahen, conseil en prospective, présente la méthode du cahier de prospective.

Après l'avoir lue, j'ai décidé de vous la présenter car, effectivement, elle ne peut présenter que des avantages pour être plus créatif.

La prospective se construit par petites touches. Chaque fait a son importance, nous dit-il. Ouvrir un cahier de prospective, c'est toujours avoir sous la main de quoi écrire. Quel que soit le moment de la journée. Et ce en fonction des idées suggérées par l'actualité, les films, les livres, les conférences...

Ecrire, cela permet de ne pas oublier. Ecrire, cela permet de pouvoir se relire. Cela n'a l'air de rien, mais c'est toujours utile. Le temps a passé entre le moment de l'écriture et celui de la lecture. Il a fait son chemin. L'idée notée à la va-vite a continué de mûrir. En relisant, des liens peuvent parfois se faire plus rapidement.

Ainsi se met en place la créativité. J'ai comme ça quelques idées, informelles, pour ouvrir la généalogie. Je me note les possibilités de partenariat. C'est grâce à cela que je suis allé voir des partenaires (qu'il me faut rappeler pour certains pour voir où ils en sont de mes demandes de devis pour développer un nouveau produit que je veux lancer pour Généalogia au mois de décembre).

Bref, cela me semble une excellente idée, si l'on veut bien sortir du carcan des idées toutes faites.

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La prospection passive

Par Stéphane Cosson le 7 mai 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Personnellement, une fois encore, j'ai choisi de me démarquer de mes collègues. Plutôt que de mettre de la publicité dans les revues spécialisées, j'ai opté pour la prospection passive.

De quoi s'agit-il ?

La prospection active, c'est décrocher son téléphone et appeler d'éventuels clients. C'est aussi envoyer des mailings pour essayer de décrocher de nouveaux clients.

Les deux me semblent assez peu adaptés au domaine de la généalogie. Appeler qui ? Des numéros au hasard, en espérant qu'il y en aura un d'intéressé ? De même, écrire à qui ? Prendre les premières lettres de l'alphabet sur plusieurs communes ? Quel intérêt du point de vue généalogique ? Personnellement, je n'en vois pas.

Alors, je me sers de mon site-vitrine et des outils de référencement sur le net. Je vous ai déjà parlé des listes-éclairs, ces index patronymiques. Je crois de plus en plus en leur utilité. Pour attirer le client, je mets sur le net ma liste-éclair en référençant chaque nom de famille. Ainsi, si quelqu'un tape un de ces noms sur un moteur de recherche, il peut venir vers mon site, voir ce que j'ai déjà fait et, peut-être, me passer commande. Dans ces cas-là, comme il s'agit de recherches déjà effectuées, je les fais payer à un coût moindre.

Actuellement, je suis en train de fusionner, avec son accord bien sûr, ma liste et celles de mon ancien salarié. Au bout du compte, je crois qu'il me faudra créer un nouveau site spécifique à cela. Je verrais avec ma webmestre. Le but est bien sûr de pouvoir enclencher des commandes qui me permettront par là-même de le réembaucher. Il l'a bien compris ainsi.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Quels utilisateurs pour une étude généalogique ?

Par Stéphane Cosson le 17 avril 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Mon expérience me fait dire que, quand une personne a décidé d'ouvrir une étude généalogique, une des premières questions à se poser est la suivante : qui seront les utilisateurs ?

Connaissons-nous parfaitement les informations qui leur seront utiles ? Ces dernières seront-elles variées par leur nature, leur aspect ou pas ? Seront-elles variables dans le temps ?

Essayons de répondre à ces questions. Cela vous semble éloigné de la généalogie pure ? Peut-être. Mais la recherche n'est pas seule à exister. Comment utiliser au mieux mes recherches ?

Il peut toujours être intéressant de tracer une typologie des utilisateurs, nos clients si vous préférez. En fonction des critères choisis, l'orientation donnée sera différente.

Deux types de critères pour cela :

  • des critères ouverts : chacun peut  avoir accès aux recherches. Pour encore mieux connaître les clients, il peut être possible de les regrouper par niveau intellectuel, catégories socio-professionnelles ou autre.
  • des critères restrictifs : un seul utilisateur pour une seule recherche. D'une certaine manière, bien que travaillant sur des documents publics, dont la consultation est ouverte à tous, mon travail reste confidentiel.

Les produits que je vais proposer alors pourront être de nature différente, selon les critères que j'aurais choisi. Trois types existent :

  • le primaire : je ne mets à disposition que la recherche pure. Un peu comme si un documentaliste se contentait d'acheter des ouvrages et de les mettre à disposition de son public sans effectuer un traitement sur ceux-ci. Dans ce cas, je suis bien dans le seul cadre des critères restrictifs.
  • le secondaire : je commence à travailler sur ma recherche pure. Je mets en place par exemple une signalétique (liste-éclair ou index patronymique) pour montrer ce que je possède déjà. Je m'en tiens alors à une application stricte de la loi. Ce que je mets à disposition, c'est une liste de noms, pas les liens qui les unissent entre eux. Toute information de moins de 100 ans est incommunicable.
  • le tertiaire : je commence à rédiger de nouveaux outils, j'utilise de nouveaux outils comme les SIG. Je peux faire alors de la recherche rétrospective, aboutir à des produits et services personnalisés. Pour cela, je peux alors essayer d'interroger les personnes que je cotoie en salle d'archives, mes clients, faire un sondage pour voir si mes idées peuvent se confronter à la réalité.

Il me semble que plus je vais ouvrir mes critères, plus j'aurais de chance d'être "compétitif", de pouvoir répondre aux besoins des généalogistes amateurs, voire même de leur en créer de nouveaux.

Je ne fais pas que de la recherche pure. Cette recherche crée aussi un fonds documentaire. A moi de savoir l'exploiter, comme peuvent le faire les cercles de généalogie amateurs. Il n'y a aucune honte à avoir de le faire.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Le marketing de la documentation

Par Stéphane Cosson le 16 avril 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

J'ai tendance à considérer qu'un cabinet de généalogie, ce n'est pas seulement répondre à la demande des clients et rechercher leurs ancêtres ou leurs cousins.

C'est aussi une entreprise qui se constitue un fonds documentaire qu'elle doit ensuite pouvoir gérer. Gérer une cellule documentaire, c'est décider ce qu'elle doit faire, fixer des objectifs pour son développement. Il y a sans doute des méthodes à aller prendre du côté des techniques d'archives et de la documentation pour réduire nos coûts.

L'une de celles-ci pourrait être le marketing de la documentation.

Le marketing a pour socle la prise de conscience de l'environnement. Cela permet de prendre conscience des possiblités de débouchés des services proposés. Analyser les besoins des clients me semble alors indispensable.

Cette analyse permet de mieux les connaître, de pouvoir se fixer des objectifs, des prévisions et de mettre en place tout ce qu'il faut (notamment du point de vue de la communication) pour que ces prévisions et ces objectifs se réalisent. Tout en prévoyant l'évolution de l'environnement. Pas si simple.

Le marketing basique comprend six phases :

  1. Compréhension du marché du point de vue quantitatif.
  2. connaissance du marché du point de vue qualitatif.
  3. propositions à long terme (stratégies), à moyen terme (produits) et à court terme (commercial).
  4. intégration des possibiltés marketing à l'entreprise.
  5. mise ne oeuvre des moyens programmées et budgets définis.
  6. contrôle, mesure et analyse des écarts.

Dans le domaine du marketing de la documentation, le contrôle est partiel car difficile. L'analyse est plus subjective que véritablement objective. Pour certains auteurs, le marketing de la documentation n'appartient pas à l'économie de marché. Il fait partie de l'économie d'environnement. C'est à dire que, pour se développer, des stratégies de partenariat sont nécessaires à tout point de vue. Le généalogiste ne peut plus rester seul dans son coin.

Cela implique de bien connaître dans  cette entreprise qu'est le cabinet de généalogie :

  • ses finalités
  • sa vocation
  • son éthique
  • ses contraintes structurelles
  • la cohérence entre tout ce qui précède

Le généalogiste doit jouer un rôle d'interface entre l'information qu'il possède et les utilisateurs de cette information. Cela devrait lui permettre d'augmenter le nombre, la qualité et les besoins des utilisateurs que sont ses clients.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Management d'un service généalogique

Par Stéphane Cosson le 15 avril 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Sophie Longère, de l 'AFNOR, a rendu son rapport concernant la mise en place d'une démarche qualité pour les généalogistes. Elle écrit notamment ceci pour les généalogistes familiaux, à propos de la concurrence :

De nombreux particuliers réalisent des recherches généalogiques familiales pour leur loisir. Ils ont fondé une fédération (fédération française de généalogie) qui les représente. La difficulté pour les généalogistes familiaux consiste à se démarquer des généalogistes amateurs en affirmant leur professionnalisme (carte professionnelle) et à être autant considérer que les généalogistes successoraux lorsqu’ils effectuent leurs recherches.

Je crois qu'il y a possiblité de se démarquer complètement des généalogistes amateurs, en prenant à bras-le-corps notre travail. Jusqu'à présent, personne ne s'est penché sur le management d'un cabinet de généalogiste familial. Il serait peut-être temps de le faire.

La généalogie est en plein expansion. Mais nous n'en tirons pas les conséquences pour nous. C'est dommage ! Les gens qui recherchent leurs ancêtres ont un besoin croissant d'informations, de supports différents pour les trouver : Internet, dépouillement des registres par les cercles, numérisation des registres par les Archives. Si nous n'y prenons pas garde, nous allons être en dehors de ce mouvement. Or, en tant qu'entrepreneurs, nous nous devons de faire vivre notre entreprise.

Pourquoi ne pas créer chacun un service de production de l'information généalogique sous toutes ses formes, de la conception à sa diffusion, à son contrôle ? Cela peut paraître un peu fou, mais je crois que nous avons un rôle à jouer.

Arrêtons de penser que nos recherches ne sont utilisables qu'une seule fois. Maîtrisons l'explosion documentaire qui est en cours. Il me semble que cela sera plus productif pour nous faire reconnaître comme des professionnels. Faisons en sorte que notre activité facilite la tâche des services d'Archives et participe directement ou indirectement à l'amélioration de leur efficacité.

Il me semble que pour cela, nous devons analyser les besoins de notre environnement. Un généalogiste est une personne qui a des compétences et qui assume des fonctions propres au management :

  • Prévoir
  • Organiser
  • Diriger
  • Exercer un leadership
  • Contrôler

Pour cela, le généalogiste fait appel à trois fonctions :

  • analyse des problèmes
  • prise de décision
  • communication de cette décision

Mais peut-être n'en avons-nous pas conscience. Il est peut-être  temps de changer. Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Le stock dormant

Par Stéphane Cosson le 9 avril 2006 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Une question m'a taraudé pendant longtemps. Pourquoi est-ce que j'utilise quotidiennement et pas mes collègues professionnels ? Cet outil c'est ma liste-éclair ou mon index patronymique. Actuellement, il représente plus de 120 pages.

Au moment où je l'ai mis en place, je me suis posé beaucoup de questions. Et il m'est apparu comme une évidence.

Petit rappel des faits.

Avant de m'installer à mon compte, je me suis fait accompagner par une coopérative d'activité. Je testais mon marché, sa rentabilité. Mon CA permettait de me salarier. J'ai fait cela pendant près de trois ans.

Quasiment au terme de la troisième année, au moment où je songeais à voler de mes propres ailes, deux de mes principaux clients en généalogie m'ont lâché en même temps. J'ai perdu alors 50% de mon CA.  Panique à bord !

Jusqu'à ce moment-là, j'avais peu prospecté. Je travaillais beaucoup par le biais du bouche-à-oreille. Ma conseillère me disait qu'il fallait que je la fasse, cette fichue prospection. Mais la manière dont elle me conseillait de le faire ne me convenait pas, mais pas  du tout. Je ne suis pas un vendeur hors pair, dont les dents raient le parquet. Je préfère y aller en douceur.

En étudiant mon activité, je me suis rendu compte que j'avais une richesse. Je possédais un fonds documentaire dormant. J'avais 22 ans de recherches généalogiques derrière moi à l'époque et ces 22 ans ne me servaient qu'une fois. Et si je pouvais revendre ces années de recherche ? Oui mais comment ?

En tant que généalogiste amateur, membre de deux cercles généalogiques, chacun des cercles m'avait demandé de rédiger ma liste-éclair. Et si l'idée était là ? Si je pouvais faire de la prospection par ce biais ? Mes deux principaux clients m'ayant lâché, il m'a fallu des mois pour que j'en trouve de nouveaux. Cela m'a laissé du temps libre. Heureusement, j'avais tout archivé de mes recherches.

C'est à cette époque que j'ai commencé à compléter ma collection de petits cahiers. J'avais mis sur cahiers mes familles, celles dont je descendais. Je trouvais que c'était plus pratique pour faire des échanges et rédiger cette fameuse liste-éclair. J'ai donc fait pareil avec les recherches que j'avais effectuées pour mes premiers clients.

Certes, mais comment prospecter par ce biais-là ? J'avais créé un site internet depuis peu. Je me suis dit qu'il me fallait mettre mes noms de famille sur ce site, et aussi les référencer sur les différents moteurs de recherche. Si quelqu'un recherchait sur la toile la généalogie toute faite d'une famille, et si je la possédais, peut-être viendrait-il par ce biais vers moi et peut-être pourrais-je ainsi la lui revendre ? Et c'est ce que j'ai fait.

Je me suis rendu compte que cela boostait les consultations de mon site. En un an, la consultation a augmenté de 50%. Et cette augmentation se poursuit. J'arrive régulièrement à revendre un nom de famille. J'ai choisi de vendre chaque nom, dans chaque commune ou paroisse, au même tarif, un tarif peu cher volontairement pour qu'il soit attractif. J'ai choisi un tarif unique et ce quel que soit le nombre d'actes dans la commune ou dans la paroisse.

Je me suis rendu compte aussi que cela me faisait venir de nouveaux clients. D'une certaine manière, c'est de la prospection passive.

Mes recherches ne sont plus complètement un stock dormant. Mais il est encore ensommeillé. C'est la raison pour laquelle je suis en train de passer à une deuxième étape. Je pense avoir trouvé le partenaire pour cela. L'objectif : vendre les actes en ligne et mon partenaire a proposé de lancer une collection d'ouvrages patronymiques à partir de mes données. J'espère que par ce biais il sera complètement réveillé.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Formation pour les généalogistes professionnels

Par Stéphane Cosson le 7 avril 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Cette année va être une année innovante. Cette année, je commence enfin à comprendre comment articuler mes différentes formations universitaires pour qu'elles deviennent enfin un tout cohérent.

C'est ce que je vais essayer de faire partager aux généalogistes familiaux de la Chambre des Généalogistes Professionnels dans le cadre d'une formation en stratégie d'entreprise.

Mais tout d'abord un petit rappel.

A ma connaissance, il existe trois formations actuellement pour les généalogistes professionnels, organisées par des généalogistes et donnant des méthodes de travail et de gestion. Il y a :

  • La formation délivrée par Genepro, avec une immersion dans le monde réel, même si cette immersion est de courte durée.
  • La formation délivrée par Christine Lescène.
  • La formation, uniquement par correspondance, délivrée par l'Institut Français de Formation à la Généalogie.

Personnellement, je n'en ai suivie aucune. Je ne sais ce qu'elles valent de ce fait. Mais elles ont le mérite d'exister.

Ce que j'ai proposé au Conseil d'Administration de la Chambre des Généalogistes Professionnels, c'est une formation en neuf jours, faisant suite aux résultats de l'enquête menée auprès de ses membres. Elle est partie d'un constat : le petit CA HT des généalogistes familiaux. Elle est partie aussi d'une envie : comment l'améliorer ?

Cette formation va se diviser en trois modules :

  • L'étude de l'existant. Chacun va réfléchir sur son entreprise, la manière dont il la gère. Dans ce cadre, nous travaillerons aussi sur les coûts en documentation. Faire des recherches, cela a un coût : C'est le prix payé par le client. Archiver ses recherches, cela a aussi un coût. Comment faire en sorte que ce dernier diminue le plus possible ?
  • Le marché de la généalogie et l'adéquation de chacun à ce dernier. Cela va être le moyen d'étudier les cinq forces de Porter de manière plus détaillée.  Quels sont les rapports entre les concurrents ? Qui sont les fournisseurs ? Qui sont les clients ? Les uns et les autres ont-ils un pouvoir sur nous ? Quels sont les produits ? Peuvent-ils être remplacés, et si oui, par quoi ? Comment est-ce que je me situe dans cet environnement ? Ai-je pris conscience de tout ce qui m'entoure ?
  • La prospective. Comment puis-je, à partir de mon existant et du marché généalogique, développer mon CA HT ? Cela va être un peu de brainstorming. Cela ne fais jamais de mal.

C'est la première tentative dans ce domaine. forcément, le premier groupe va essuyer les plâtres et moi aussi. Mais je crois que cela vaut la peine d'être tenté. En tout cas, elle est en train d'être lancée : les dates, les lieux sont choisis. Ce n'est plus le moment d'hésiter.

Voir aussi : Secteurs d'activité

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L'amendement Huyghe ou les cinq forces de Porter illustrées

Par Stéphane Cosson le 3 avril 2006 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, a proposé un amendement dans la réforme du droit des successions et des libéralités. Cet amendement oblige les généalogistes successoraux à être saisis obligatoirement par un notaire.

il me semble que cet amendement fait suite à une situation qui s'est mise en place il y a un an et qui illustre bien les cinq forces de Porter.

Voici comment.

Au départ, en 2004, en schématisant, il y avait quatre syndicats professionnels importants, indépendants, qui se partageaient à égalité le marché de la généalogie successorale. Un équilibre existait.

L'Etat, par l'intermédiaire de la DCASPL, a voulu un seul interlocuteur dans ce domaine. Les quatre syndicats se sont réunis et ont essayé de mettre en place une union. In fine, seuls trois l'ont fondé : c'est l'USGP. Mais cela a modifié les rapports entre les concurrents du secteur (1ère force de Porter). En effet, il n'y avait plus quatre syndicats indépendants totalement les uns des autres, mais trois syndicats ayant créé une union et un syndicat indépendant totalement de cette structure. Bref l'équilibre est actuellement rompu.

En outre, cette union a mis en place des obstacles à l'entrée (2ème force de Porter). En effet, les syndicats fondateurs auront toujours plus de poids que les syndicats qui voudront ensuite rentrer dans l'union. Ils n'empêchent pas de rentrer toutefois.

Dans le syndicat indépendant, il y a actuellement des remous. Au sein de ce syndicat, il y a un des deux cabinets historiques de la généalogie successorale : le cabinet Andriveau. Un des fils de cette famille a fondé son propre cabinet de généalogie successorale plutôt que d'entrer dans l'entreprise familiale et, de plus, plutôt que d'appartenir au syndicat professionnel du cabinet paternel, a préféré intégrer un des syndicats appartenant à l'union. Il semblerait qu'il y ait d'autres remous, des appels du pied de la part des syndicats appartenant à l'union pour faire venir chez eux les cabinets appartenant au syndicat indépendant.

Je crois que dans ce contexte, l'amendement Huyghe s'explique parfaitement. Mon interprétation de cet amendement est la suivante : le syndicat hors union essaie de garder du poids dans la bataille qui s'est engagée.  Il ne peut agir sur l'union, directement. Donc, il agit sur d'autres forces. Il fait fait intervenir l'Etat d'une certaine manière et, en faisant proposer par un parlementaire un amendement que seuls les notaires mandatent les généalogistes successoraux, il agit sur les fournisseurs (troisième force de Porter).

En agissant ainsi, les successoraux perdent 30% de leurs dossiers et 50% de leur CA. D'où une perte importante de clientèle (quatrième force de Porter). Pour le moment, l'union réagit en lançant une contre-offensive législative  : le sous-amendement Santini demandant à réintégrer dans les fournisseurs des généalogistes successoraux les adminstrateurs judiciaires, les associations humanitaires et caritatives, les collectivités locales, les avocats. Mais ce sous-amendement va-t-il passer au Sénat ? Rien n'est moins sûr.

Par contre, à mon avis, là où l'union peut agir sans aucun risque, c'est sur la cinquième force de Porter : les produits ou services substituables. Là encore, le syndicat indépendant n'aura aucun pouvoir. Pour moi, agir sur les produits ou services substituables signifie rechercher des moyens permettant aux successoraux de ne pas perdre ces 50% du CA, en inventant de nouvelles manières d'envisager la profession ou de nouvelles manières de se faire payer, en étant créatifs. Mais sont-ils prêts à cela ?

Voir aussi : Secteurs d'activité

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Réflexions à propos du métier

Par Stéphane Cosson le 10 mars 2006 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

sI j'en crois les résultats de l'enquête menée par la Chambre des Généalogistes Professionnels auprès de ses membres, le métier de généalogiste est d'abord un métier exercé par des passionnés. La majorité des familiaux, semble-t-il, ont été au préalable des généalogistes amateurs qui ont franchi le pas de la professionnalisation.

Mais il y a des moments où je me demande s'ils n'ont pas oublié une étape. Je m'explique...

Je suis en train actuellement de dépouiller les statistiques des courriers, e-mails et appels téléphoniques reçus par la Chambre des Généalogistes Professionnels concernant les demandes de renseignements sur la profession.

Je n'ai pas encore les résultats concernant les e-mails. Mais pour ce qui est du courrier, un quart des lettres porte sur ce sujet. De même, environ 10 % des appels téléphoniques. Cela me semble être relativement important comme chiffres pour une profession somme toute peu connue.

Toutefois, les candidats potentiels se renseignent, comme ça, au cas où... Peu de ceux que j'ai reçu en tant que professionnel ont réalisé une véritable étude de marché. Peu se sont posés véritablement la question sur la difficulté du métier. Et il semblerait en outre que la majorité des professionnels aient oublié (volontairement ?) qu'ils avaient été auparavant des généalogistes amateurs, utilisant des méthodes particulières.

Un exemple ? A ma connaissance, très peu de généalogistes familiaux professionnels ne réalisent leur liste-éclair. C'est pourtant très pratique pour faire connaître ses recherches, éviter de recommencer celles-ci.

Et je me demande ce que cela cache. Renieraient-ils leur passé d'amateur ? Personnellement, ce n'est pas mon cas. Au contraire, j'exploite le mieux possible les méthodes apprises lorsque je n'étais qu'un amateur. Je les trouve très utiles dans ma vie professionnelle. Je ne crois pas qu'il y ait de séparation si définitive entre ces deux mondes.